Des moines tibétains réalisent un mandala de sable coloré.

Des moines tibétains en visite

Saint-Félicien accueille de la visite plutôt rare alors que trois moines bouddhistes tibétains sont de passage pour trois journées d’activités. Amorcé vendredi, cet événement, qui se déroule au Kung Fu Saint-Félicien, permet de découvrir cet univers encore méconnu du grand public.

Chants, introduction à la méditation, ateliers de peinture de mantras sur pierre, création de mandalas et conférences sont au programme de ce rassemblement qui permet aux participants de découvrir ces traditions.

Le mandala de sable coloré est une pratique qui est à la fois spirituelle et artistique. Il s’agit là aussi d’une forme de méditation comme l’explique Jason Simard, moine bouddhiste.

Chants, ateliers et conférences sont offerts dans le cadre de la visite de moins tibétains au Kung Fu St-Félicien.

La philosophie bouddhiste est de plus en plus connue. Le moine bouddhiste, Jason Simard, confirme l’intérêt grandissant. « Je vois plus de gens, et ce, année après année. C’est, en partie, grâce à la méditation qui est de plus en plus connue. C’est maintenant appuyé par des preuves scientifiques. On la pratique, entre autres, avec les enfants et même pour la gestion de la douleur », explique-t-il.

Moine bouddhiste montréalais
Le montréalais Jason Simard détonne de l’idée préconçue qu’on se fait d’un moine bouddhiste. Originaire de Québec, celui qui pratique depuis une vingtaine d’années ne savait pas quoi faire comme métier. Aucune profession ne le rejoignait. Ses voyages, dont plusieurs à caractère humanitaire, l’ont amené à trouver ce qui le branchait vraiment dans la vie.

Jason Simard pratique le bouddhisme à Montréal tout en se rendant en Inde presque chaque année. Il participe à d’autres événements comme cette tournée québécoise qui se termine à Saint-Félicien et qui permet de faire connaître la philosophie bouddhiste.

La visite de l’un des moines prend un sens bien personnel puisqu’il a vécu deux ans à Chicoutimi. C’est, en quelque sorte, un retour à la maison pour lui.

Sur place, un bazar tibétain permet de découvrir des bijoux, vêtements et accessoires de méditation. Les profits permettront d’aider à subvenir aux besoins de quelques 2000 moines, pour la plupart des réfugiés tibétains, qui résident et étudient dans le monastère de Ganden Jangtsé.