Ces deux mini-chalets ont été installés sur le terrain de l’Auberge des îles sans permis de la municipalité de Saint-Gédéon.

Des mini-chalets installés sans permis à Saint-Gédéon

L’Auberge des îles de Saint-Gédéon devra retirer ses mini-chalets du bord de la plage. La présence des CoolBox en bordure du lac Saint-Jean contrevient à la réglementation municipale.

Les deux CoolBox, qui peuvent recevoir entre deux et cinq personnes, ont été installées sans obtention de permis.

«Des gens nous ont avisés de la présence de ces conteneurs. La réglementation municipale ne permet pas d’avoir ce type d’habitation sur le territoire», explique Émile Hudon, maire de Saint-Gédéon.

Un inspecteur de la municipalité a rencontré Éric Larouche, propriétaire de l’Auberge des îles, il y a quelques jours. Une entente est intervenue afin de lui permettre de maintenir les deux unités en place jusqu’au 15 août.

«Ce type d’habitation entre dans la catégorie des mini-maisons. Ça prend une réglementation spéciale. Une demande de modification au règlement de zonage devrait être faite pour installer ce type d’habitation», affirme le maire qui confirme que la municipalité n’a pas reçu de demande en ce sens.

Sur son site Internet, l’Auberge des îles décrit les CoolBox comme des maisons minimalistes modernes construites à partir de matériaux écoénergétiques. Leur installation vise à offrir une expérience d’hébergement différente aux visiteurs.

Projet pilote

Le propriétaire de l’Auberge des îles, Éric Larouche, affirme dans une entrevue avec Le Quotidien avoir agi de bonne foi dans ce dossier. «Pour nous, c’était un projet pilote. On en a installé deux pour voir quel est l’intérêt des touristes et tester le marché pendant les trois mois de l’été. Comme ce sont des structures qui sont non permanentes, on ne pensait pas qu’on avait besoin d’un permis.»

En retirant les CoolBox à la mi-août, l’Auberge des îles pourra honorer toutes les réservations qui avaient été faites. Si l’Auberge des îles décide de les réinstaller sur les abords du lac Saint-Jean l’an prochain, elle se conformera à la réglementation municipale, explique M. Larouche.