À Saint-David-de-Falardeau, avec la station de ski Le Valinouët, le prix médian des maisons unifamiliales s’établit à 200 000 $.

Des maisons 10% plus chères

Dans les municipalités du Québec où se trouve un centre de ski, le prix de vente médian des propriétés unifamiliales est de 10 % supérieur à celui des villes adjacentes. À Saint-David-de-Falardeau, avec la station de ski Le Valinouët, ce prix médian s’établit à 200 000 $ et à 185 000 $ à Saguenay avec la présence des stations du Mont-Fortin et du Mont-Bélu.

Ce constat a été effectué par l’économiste Joanie Fontaine, de la firme JLR Solutions Foncières, qui a étudié les transactions immobilières dans les municipalités comptant des stations de ski de plus de dix pistes. 

Selon les données présentées, la petite municipalité de Chelsea, au nord de Gatineau, figure au premier rang des propriétés ayant les plus grandes valeurs avec un prix médian de 391 200 $. À l’autre bout du tableau, à Sainte-Anne-des-Monts, située à proximité du parc de la Gaspésie et des monts Chic-Chocs, les acheteurs ont défrayé 117 836 $ pour l’achat de leur propriété unifamiliale.

Mme Fontaine affirme que l’emplacement de ces deux villes explique les différences de prix. « Les villes qui ont des montagnes de ski sont un peu plus chères que celles qui n’en ont pas. Il s’agit d’un attrait de plus pour elles. »

Les acheteurs potentiels considèrent que la présence d’un centre de ski projette une image différente de la ville.

Un autre facteur qui peut influencer le prix médian, selon elle, est que les propriétés unifamiliales érigées en montage ont des coûts de construction un peu plus élevés ou sont de plus grande qualité que le parc immobilier déjà existant.

Les données de l’étude excluent la municipalité de L’Anse-Saint-Jean qui compte la station de ski du Mont-Édouard en raison du trop faible nombre de transactions enregistrées.