La coordonatrice de Loge m’entraide, Sonia Côté, croit que les loyers disponibles sont trop chers.

Des loyers trop chers, selon Sonia Côté

Sonia Côté croit que la ville de Saguenay souffrira d’une « crise du logement » différente de celles que l’on retrouve dans les autres grandes villes du Québec. Selon la coordonnatrice de Loge m’entraide, c’est le coût trop élevé des loyers disponibles qui forcera des familles à gratter les fonds de tiroir.

Le taux d’inoccupation des loyers de Saguenay se situe bien exactement à 5 %, bien au-delà de ceux de Montréal (1,9 %), Gatineau (1,2 %) et de Sherbrooke (2,6 %). Le taux d’équilibre s’y situe à 3 %.

« Le 1er juillet à Saguenay, il n’y aura peut-être pas de locataires appauvris à la rue, mais il y aura une pénurie de logements abordables et de qualité. On a beau avoir un taux d’inoccupation de 5 % et un toit sur la tête, quand le coût moyen des loyers est de 581 $, que ton revenu de dernier recours est de 644 $ et que 600 loyers requièrent de réparations majeures, on appelle ça aussi une crise du logement et cette crise-là se vivra à longueur d’année », explique Sonia Côté, dans un communiqué transmis dimanche.

Loyers plus chers à Jonquière

Le coût des logements est plus élevé à Jonquière selon l’organisme Loge m’entraide. À La Baie, il serait de 506 $ et à Chicoutimi de 585 $ alors qu’à Jonquière il atteindrait 594 $. « De toute évidence, avec des loyers plus chers, l’accès au logement est plus difficile pour les locataires appauvris de l’arrondissement Jonquière. Ce n’est pas pour rien que l’on veuille fonder depuis 2013 la Coopérative d’habitation La Solidarité pour offrir un toit digne, abordable et de qualité », mentionne Sonia Côté.