Des lits de débordement pour le CIUSSS

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CIUSS) pourra compter sur 40 lits de débordement, à proximité de l’hôpital de Chicoutimi, pour absorber une éventuelle vague d’hospitalisation provoquée par la seconde vague de la COVID-19, mais n’a pas encore mis en place de mesures de mitigation pour libérer des lits d’hospitalisation dans le centre régional dédié à la pandémie.

Dans le cadre des préparatifs pour la première vague, le CIUSSS avait procédé à d’importantes mesures de mitigation dans l’ensemble des hôpitaux de la région. L’opération avait alors permis de libérer pas moins de 300 lits d’hospitalisation, dont des départements complets à Chicoutimi.

Ces mesures avaient également permis de libérer des professionnels en soin dans toutes les catégories afin de les affecter aux nouvelles tâches pour préparer le réseau régional à l’arrivée massive de personnes infectées par le virus.

Le CIUSSS a donc à sa disposition, des chambres déjà prêtes dans l’ancien foyer Delage du secteur nord de Chicoutimi. Des travaux d’urgence avaient été réalisés le printemps dernier afin d’accueillir des patients en transition vers des CHSLD. Des travaux sont en ce moment réalisés dans le monastère des Augustines qui est accessible par l’hôpital de Chicoutimi. Il s’agit du site qui avait accueilli la clinique de dépistage de la COVID-19 au printemps.

« Ce sont des lits de débordement qui n’accueilleront pas de personnes atteintes de la COVID-19 », précise Caroline Lavoie du service des communications.

Des informations ont circulé voulant que le CIUSSS avait transformé un entrepôt du boulevard du Royaume en site pour accueillir des malades. La réalité est différente puisque le CIUSSS a plutôt procédé à l’entreposage de matériel médical dans l’entrepôt en question.

Il a été aussi question du camp des cadets de la 3e Escadre de Bagotville qui dispose d’espaces. Selon Caroline Lavoie, ce site a pu être évoqué dans des discussions, mais aucune décision n’a été prise concernant cet endroit. Il s’agit de solutions évoquées dans des réunions de travail.

Les gestionnaires du CIUSSS préparent en ce moment un nouveau plan de mitigation qui permettrait de diminuer certaines activités médicales afin de faire face à la pandémie. Il n’a pas été possible d’obtenir le nombre de lits que l’établissement voudrait libérer avec la mise en œuvre de ce plan. Le problème de ces plans est l’impact sur des activités, comme la chirurgie, qui ont pris beaucoup de retard pendant la première vague.

Au début de la première vague, le CIUSSS avait procédé à une commande de 42 respirateurs. Des équipements nécessaires pour l’intubation des personnes développant la forme sévère de la maladie. Le CIUSSS a depuis cette période 14 respirateurs qui s’ajoutent à ceux déjà déployés dans les services de soins intensifs de la région. Les respirateurs recommandés par le ministère coûtent plus ou moins 50 000 $ la pièce.

Quant aux équipements de protection individuelle qui ont grandement fait défaut au début de la pandémie, le service des communications du CIUSSS confirme que les commandes importantes ont été faites. Le CIUSSS n’est cependant pas en mesure de fournir les informations quant au nombre de masques N95, masques de procédures, jaquettes et visières en ce moment à la disposition du personnel médical.