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Des leaders syndicaux du milieu de l’éducation dénoncent la lenteur gouvernementale [VIDÉO]

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
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Des leaders syndicaux du milieu de l’éducation se sont réunis devant les locaux de la députée et ministre Andrée Laforest, lundi matin, à Chicoutimi. Ils dénoncent la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, échue depuis bientôt un an.

C’est vers 11h, lundi, qu’une quinzaine de représentants syndicaux s’étaient déplacés devant les bureaux de la ministre Laforest, qui passe la semaine dans son comté, afin de la rencontrer. Toutefois, celle-ci n’était pas présente.  

Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, les syndicats affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) souhaitent que les négociations avancent enfin.

Une quinzaine de personnes s'étaient réunies devant les bureaux de la ministre Laforest. 

« Nous sommes sans nouvelles depuis le mois d’avril. Nous n’avons pas reçu de réponses à nos demandes », a fait savoir le porte-parole régional de la CSQ du milieu de l’éducation et président du Syndicat du personnel de soutien scolaire, Yvan Bilodeau. 

Les leaders des syndicats CSQ de la région sont unanimes. « Le gouvernement est de mauvaise foi dans le cadre des négociations actuelles. Les discussions entre les parties sont enclenchées depuis plusieurs mois déjà, mais elles ont très peu progressé, faute de propositions sérieuses et concrètes de la part des porte-parole du gouvernement », a ajouté M. Bilodeau. 

Les manifestants n'ont pas pu rencontrer Andrée Laforest, puisque celle-ci était absente. 

« Les conditions de travail de nos membres ne cessent de se détériorer et de s’alourdir depuis plusieurs années déjà, ce qui a de sérieuses conséquences sur la rétention et l’attraction du personnel. Nos dirigeants politiques prétendent que l’éducation est une priorité pour eux, mais malheureusement, ces paroles ne se traduisent pas par des actions concrètes », constatent les porte-parole syndicaux.

Ces derniers, qui espéraient discuter de vive voix avec la ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, sont déterminés à intensifier leur mobilisation et leurs actions pour obliger le gouvernement caquiste à assumer ses responsabilités et à améliorer les conditions de travail dans le secteur public.

Yvan Bilodeau