Le préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis, dénonce les travers du plan d’intervention en infrastructures routières locales

Des investissements dans les infrastructures routières inacceptables, dit le préfet Paradis

Le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis, a vivement critiqué le Plan d’intervention en infrastructures routières locales (PIRRL), mardi, lors de la séance ordinaire du conseil de la MRC.

L’élu a souligné les nombreuses appellations et modifications qui ont entouré la mesure du gouvernement. Il en a profité pour dénoncer les coffres du programme qui se sont retrouvés rapidement à sec malgré un surplus de six milliards de dollars.

« On a fait marcher les municipalités et les MRC. On nous a demandé un travail de terrain. On a évalué les routes. Le travail a été bien fait [...] Le député Éric Girard me disait qu’il y avait des discussions au ministère des Transports du Québec (MTQ) pour des enveloppes dédiées à chacune des régions. Par contre, cela ne nous donne rien pour tout le travail qu’on a fait. On n’a pas avancé d’un pas. Malheureusement, il n’y a plus d’argent dans le programme », a-t-il mentionné devant d’autres élus de la MRC.

Le préfet qualifie cette façon de faire d’inacceptable et de manque de respect envers les municipalités. Il est d’avis que le programme a cultivé l’espoir avant d’annoncer aux MRC et villes un manque de fonds.

Celui qui est également maire de Saint-Henri-de-Taillon souligne le lien entre les routes de bonne qualité et le niveau de qualité de vie des municipalités. Selon lui, les belles routes permettent d’autres développements.

Le préfet André Paradis n’a pas été tendre, lors de cette même intervention, envers l’actuel gouvernement provincial. « Le premier ministre a ciblé ses priorités et c’est Montréal, Québec, les grandes villes et les régions arrivent en septième. C’est un gouvernement élu par les régions. À un moment donné, il faut se dire les vraies affaires. Si ce gouvernement a été élu par les régions, il faut des programmes pour les régions. Montréal a eu sa part dans l’ancien pacte fiscal. Ils ont tout ramassé, c’est correct. Leur tunnel tombe en ruine, c’est leur problème, pas le nôtre », a-t-il exprimé.

« Nous avons exactement compris la même chose. Il y a eu une montée de contestations assez impressionnantes dans la salle. Ce gouvernement tarde à s’ajuster », a appuyé le maire d’Alma, Marc Asselin.