La prison est fermée depuis 2015.

Des idées pour l'ancienne prison de Chicoutimi

Le sort de l’ancienne prison de Chicoutimi a piqué la curiosité de Sam Rosenzweig et de Camille Testard, deux membres de Communa, un organisme belge qui s’intéresse aux bâtiments vacants et qui oeuvre à leur donner une seconde vie. En visite au Québec pour le travail, ils ont rencontré par hasard la citoyenne du Saguenay Tamara Anna Koziej, qui leur a parlé de la vieille prison de la rue Price. Les Belges n’ont fait ni une ni deux et se sont déplacés jusqu’à Chicoutimi pour discuter de la situation et pour voir le bâtiment.

L’organisme belge Communa transforme les espaces temporairement inoccupés en espaces communs, dans une approche participative et solidaire. L’organisme veut ainsi favoriser l’usage transitoire des bâtiments vides. « Nous étions à Montréal cette semaine dans le cadre de notre travail. Nous visitions des bâtiments et des organismes. Ensuite, nous avons décidé d’aller à Trois-Rivières pour nous balader, et c’est là que nous avons croisé Tamara complètement par hasard », explique Sam Rosenzweig. Les deux Bruxellois en sont à leur première visite en sol québécois.

« J’ai trouvé leur organisme très intéressant et j’ai tout de suite pensé à la vieille prison, qui est vacante depuis quatre ans », a expliqué la citoyenne Tamara Anna Zoziej, qui a invité les représentants de Communa à venir à Saguenay.

Mercredi, le groupe s’était donc réuni devant la prison pour discuter de la situation. Un appel à la population avait été lancé via les médias sociaux.

« Au Québec, nous n’avons pas tellement la culture des espaces transitoires. Nous réfléchissons toujours à donner une vocation à long terme à un bâtiment vacant, alors qu’il y aurait une foule de projets envisageables, comme un carrefour communautaire, un endroit pour des performances artistiques », a souligné Mme Koziej.

Quelques citoyens avaient répondu à l’appel du groupe, jeudi midi, devant la prison. Mme Koziej aurait bien aimé voir un élu, mais ça n’a pas été le cas. « Rouvrir une prison au public et à la population, c’est assez symbolique. Nous voulions voir la prison, et c’est vrai qu’elle est très bien située, au coeur de la ville. C’est une bâtisse intéressante avec une belle architecture », a ajouté Sam Rosenzweig, qui aimerait qu’un comité de citoyens soit formé pour l’avenir de la prison, comme c’est le cas à Bruxelles, avec Communa.

Un projet de relocalisation de la Société historique du Saguenay et de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec dans les murs de la vieille prison est évalué par la Société québécoise des infrastructures (SQI), propriétaire des lieux.

Une affiche à vendre est toujours installée devant le bâtiment construit en 1929. La prison est fermée depuis 2015.

Tamara Anna Koziej et Sam Rosenzweig ont discuté de l’avenir de la prison de Chicoutimi.