Deux modèles de micromaisons sont en démonstration au Salon Expo-Habitat. Ici, La Comtemporaine.

Des entrepreneurs très actifs

Le calme relatif qui règne dans l'industrie de la construction résidentielle n'empêche pas les entrepreneurs de se montrer proactifs. Quelque 110 exposants seront rassemblés, jusqu'à dimanche, sur le plancher du Pavillon sportif de l'UQAC, à l'occasion de la tenue du 32e Salon Expo-Habitat organisé par l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ), section Saguenay.
Les entrepreneurs Benoit Tremblay, Josée Fortin et Nadia Bouchard ont hâte de faire découvrir leur produit.
Jeudi midi, les acteurs de l'industrie se sont rassemblés sur la mezzanine afin de procéder à l'ouverture officielle du salon qui se donne pour mission de promouvoir le développement des affaires en attirant une clientèle potentielle. 
« Cette année, les entrepreneurs sont agressifs sur le marché puisqu'avant Noël, tous les emplacements étaient réservés. Le marché à la baisse fait que les entrepreneurs veulent rendre l'industrie visible », explique Michaël Gagnon, responsable du développement du salon. 
Crédit d'impôt
Le président de l'APCHQ Saguenay, Arold Tremblay, lui-même entrepreneur, a profité de l'inauguration du salon pour déplorer la fin, d'ici au mois de mars, du crédit d'impôt Rénovert qui aide les propriétaires à restaurer leur résidence au chapitre de l'isolation, l'installation de portes et fenêtres, système de chauffage et de climatisation, etc. M. Tremblay ajoute qu'en 2014-2015, 45 000 propriétaires ont bénéficié de ce crédit d'impôt. M. Tremblay ajoute que l'APCHQ est présentement en pourparlers avec Québec pour que le crédit d'impôt soit établi sur une base permanente, ce qui éviterait sa renégociation tous les trois, quatre ou cinq ans.
Comme ce fut le cas les autres années, le 32e Salon Expo-Habitat permettra aux consommateurs de se familiariser avec les plus récentes nouveautés dans le secteur au chapitre des matériaux, équipements et services offerts par l'industrie. Parmi les thématiques, les visiteurs pourront se familiariser avec le concept du développement résidentiel écologique. 
Le public aura l'occasion de rencontrer sur place l'homme fort Hugo Girard, de même que Valérie Taillefer, deux représentants du Groupe BMR, et de participer à un grand tirage d'une valeur de 5000 $.
L'intérieur de  La Puce.
La Puce, déjà la vedette
En cette époque où les taxes foncières, les coûts de chauffage et d'entretien d'une résidence ne cessent de grimper, la vedette du prochain Salon Expo-Habitat pourrait bien être « La Puce », un concept de micromaison que tente d'implanter l'entreprise almatoise Vivre en mini, qui a débuté ses opérations le 15 décembre dernier.
Dès les premiers pas franchis au salon, les visiteurs pourront apercevoir une maisonnette recouverte d'un parement de bois multicolore montée sur roues et châssis d'aluminium d'une superficie de huit par douze pieds baptisée La Puce. Le petit bâtiment ultra-fonctionnel, d'un poids de 5500 livres, comprend une salle de toilette compostable sur plancher de céramique, une douche, un évier de cuisine, un lave-vaisselle, une petite table, des armoires, ainsi qu'un lit de 50 pouces niché dans le pignon du petit bâtiment pour les non-claustrophobes. Les murs sont isolés selon la norme R-22 tandis que les planchers et la toiture sont isolés selon les normes R-36 et R-41.
La Puce est loin de se comparer à une cabane de pêche traditionnelle comme on en voit sur les glaces du Saguenay, puisque le chauffage, l'éclairage, l'ouverture de la porte et l'entrée d'eau peuvent être contrôlés à l'aide d'un système domotique.
Le bâtiment est en vente au prix de détail de 20 000 $. 
L'idée de fonder Vivre en mini est venue de Benoît Tremblay, un chef inspecteur en bâtiment de Saguenay en année sabbatique, qui s'est allié aux actionnaires Nadia Bouchard et Josée Fortin pour lancer ce nouveau produit.
Éco-quartier
En entrevue, M. Tremblay explique que plus qu'un concept de maison, La Puce devrait faire l'objet d'un nouveau développement d'écoquartier dans le secteur d'Alma appelé le Complexe l'Érablière. 
« Nous disposerons de dix à douze terrains pour recevoir des maisons sur roues utilisées de façon permanente, ce qui sera une première au Canada. Nous sommes présentement en attente des changements aux règlements de la part de la ville ». Ce nouvel écoquartier comprendrait un jardin et une salle communautaire permettant aux résidants permanents de recevoir de la grande visite.
L'implantation d'un tel écoquartier doté de micromaisons intéresse également la municipalité de L'Isle-Verte qui souhaite développer « Le quartier sous les arbres ». 
Outre cette application, M. Tremblay croit que  La Puce pourrait intéresser de nombreux propriétaires de pourvoiries. Ces derniers pourraient installer des maisonnettes près de lacs ayant des quotas et les déménager aux besoins, ce qui éviterait la construction de chalets permanents.
Outre La Puce, Vivre en mini a développé une grande soeur, « La contemporaine », un concept de maison mobile plus spacieuse mesurant 26 pieds par 8,5 pieds et 13 pieds de hauteur, d'un poids de 12 550 livres, également visible au Salon Expo-Habitat.