Le projet d'agrandissement du parc national de la Pointe-Taillon vise plusieurs sites, dont les îles publiques à Alma et Saint-Gédéon, les terrains de l'ancien camp de touage de Saint-Gédéon et ceux du centre de plein air Les Amicaux à Saint-Henri-de-Taillon. Québec a donné son aval en 2008, mais le décret se fait toujours attendre.

Des doutes sur l'agrandissement

Pour la première fois, le maire de Saint-Henri-de-Taillon remet en question le projet d'agrandissement du parc national de la Pointe-Taillon. Exaspéré d'attendre après le décret gouvernemental, André Paradis se demande aujourd'hui si les municipalités ne seraient pas plus efficaces que la Sépaq et le gouvernement dans le développement des territoires visés, notamment les îles publiques à Alma et Saint-Gédéon, les terrains de l'ancien camp de touage de Saint-Gédéon et ceux du centre de plein air Les Amicaux à Saint-Henri-de-Taillon.
Le projet d'agrandissement, qui a obtenu l'aval de Québec en 2008, n'a pas progressé d'un iota, déplore M. Paradis.
«Il n'y rien de concret qui a été mis en place. Ça fait quatre ans qu'on essaye d'avoir des réponses pour savoir quand tout sera officialisé. Mais le décret n'a toujours pas été donné", soupire M. Paradis, questionné à ce sujet par Le Quotidien.
Les territoires appartenant à la MRC Lac-Saint-Jean-Est ont été cédés au gouvernement en vue de l'agrandissement du parc national et la gestion a été confiée à la Sépaq. En 2008, des audiences publiques ont été menées et le projet a obtenu l'aval de Québec.
Le maire de Saint-Henri-de-Taillon se demande aujourd'hui si les municipalités ne devraient pas reprendre ces territoires.
«Je me demande si on a fait une bonne affaire de céder ces terres à la Sépaq. Je ne sais pas si on pourrait revenir en arrière. Mais je commence à réfléchir sérieusement à demander qu'on arrête tout ça. Le gouvernement cherche à économiser des sommes un peu partout. Bien je vais leur faire sauver cinq à six millions$. Qu'il arrête tout ça et qu'il redonne ça aux communautés locales. Nous autres, on va s'arranger pour les développer», laisse tomber le maire de Saint-Henri-de-Taillon, rappelant que le décret obligera Québec à investir dans le développement du parc.
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