Le broyage de biomasse à la Coopérative forestière Ferland-et-Boilleau dérange.

Des dizaines d’emplois en jeu à la Coopérative forestière Ferland-et-Boilleau

Visée par un avis de non-conformité émis par le ministère de l’Environnement le 28 août, la Coopérative forestière Ferland-et-Boilleau craint maintenant de devoir mettre un terme à ses activités de broyage de biomasse, ce qui pourrait se traduire par des dizaines d’emplois indirectement touchés.

À la suite d’une plainte logée par deux propriétaires d’un chalet situé à environ 1000 pieds de la coop qui se plaignent du bruit « infernal » émis par les activités de broyage, le ministère de l’Environnement a donné jusqu’au 30 septembre à l’entreprise pour diminuer le bruit en mettant en place des mesures correctives. Des mesures prises les 2 et 9 mai ont démontré que le niveau de décibels était trop élevé.

Le directeur général de la coopérative, Éric Rousseau, souhaite maintenant rencontrer les gens du ministère pour essayer de trouver un compromis puisque, selon lui, des demandes trop importantes signifieraient la fin pour les trois employés affectés au broyage de biomasse, et jusqu’à 75 emplois indirects liés à la collecte et au transport de la matière première.

« On va aller rencontrer le ministère et les deux personnes concernées. Quelle est la solution actuellement ? Ça, je ne sais pas, mais si on nous demande des sommes importantes, peut-être qu’on ne pourra pas continuer. Ça peut compromettre nos activités. Ça dépend des mesures qu’ils vont nous demander d’appliquer », indique M. Rousseau, qui donne comme exemple un mur contre le son, une mesure somme toute irréalisable pour une entreprise de cette taille.

Il lance du même coup un appel aux deux propriétaires concernés afin d’essayer de trouver un terrain d’entente, mais cet appel a reçu une fin de non-recevoir mercredi.

Contactée par Le Quotidien, Marie Côté, qui a déposé la plainte initiale au ministère de l’Environnement au printemps, demande seulement à ce que le bruit émis par la coopérative cesse. « Je suis passée encore [mercredi après-midi], et le son est encore infernal. Je ne vois pas vraiment la pertinence de le rencontrer. Je veux juste qu’ils se conforment. Ce n’est pas à moi de trouver des solutions », répond Mme Côté, qui a racheté avec son conjoint, Christian Simard, le chalet familial situé au bord du petit lac Picard, près de la route 381. Le chalet en question, qu’ils habitaient à temps plein jusqu’à la mi-juin, est maintenant disponible en location.