Dominic Boily, directeur du CFP L’Oasis, Liz S Gagné, présidente de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Marie-Océane Jegou, étudiante, Françoise Brochet, Consule honoraire de France au Saguenay, et Nathalie Joly, formatrice à l’Institut formation aide-soignante et aide à la puériculture du Lycée des métiers de Carcado Saisseval, ont fait l’annonce d’une nouvelle entente de bidiplomation.

Des diplômes français reconnus ici

Des élèves français qui étudient pour devenir préposés aux bénéficiaires pourront obtenir un diplôme valide des deux côtés de l’Atlantique. La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay a fait l’annonce, mercredi, d’un partenariat avec des institutions d’enseignement françaises qui permet de reconnaître ici la formation des aides-soignantes européennes.

Il existe plusieurs exemples de ce qu’on appelle la bidiplomation au niveau collégial et universitaire. L’entente dévoilée au centre de formation professionnelle (CFP) L’Oasis est une première québécoise dans le cadre de la formation professionnelle.

Les aides-soignantes françaises – l’équivalent du préposé aux bénéficiaires québécois – qui désirent profiter de cette opportunité, devront venir faire un stage dans un milieu de travail après leur cursus scolaire. Elles obtiendront ensuite un diplôme français et un québécois.

L’échange, pour l’instant, ne fonctionne que dans un sens. À terme, le but de cette collaboration est de pouvoir envoyer des élèves provenant de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay en France, pour qu’eux aussi puissent détenir un diplôme valide dans les deux pays.

En pleine pénurie de main-d’œuvre des deux côtés de l’Atlantique, le but de cette entente n’est pas de s’arracher mutuellement les finissants.

« On est vraiment dans une perspective internationale. Cette bidiplomation nous donne un argument pour recruter des candidates lors des concours. La grande difficulté en France, c’est de remplir nos écoles d’aides-soignantes. Elles ferment les unes après les autres », explique Nathaly Joly, formatrice de l’Institut de formation en aide-soignante et aide à la puériculture du Lycée des métiers de Carcado-Saisseval.

Le directeur du centre de formation chicoutimien, Dominic Boily, partage l’opinion de sa collègue française. « Ce qui est visé, c’est de redorer l’image de nos formations mutuelles. C’est un travail qui passe, oui, par les milieux de la santé, mais aussi par les milieux de l’éducation et par des partenariats innovants. En faisant vivre aux jeunes des expériences enrichissantes de formation, on pense que ça va attirer de la clientèle », affirme-t-il.

M. Boily croit que cette entente permettra aussi au centre professionnel qu’il dirige d’améliorer ses formations.

« Par exemple, en France, au niveau de la santé, il y a de la formation en ligne. Pourquoi, au Québec, on ne pourrait pas travailler cet aspect-là ? », lance-t-il, ajoutant que le contact entre les enseignants de deux pays avait déjà permis d’échanger des idées.

Première

Arrivée depuis seulement une journée, Marie-Océane Jegou est la première étudiante française à bénéficier de cette opportunité. « C’est un beau projet de pouvoir faire un stage au Québec et de voir le milieu du travail », explique celle qui compte parfaire sa formation grâce aux différences de pratique entre le Québec et la France.

L’étudiante Marie-Océane Jegou et la formatrice Nathalie Joly fondent beaucoup d’espoir sur cette nouvelle entente.

« Venir ici sera une expérience professionnelle et personnelle qui me permettra d’évoluer dans le domaine médical », croit celle qui entame un stage de quelques semaines.