L’immeuble du 388, rue Principale, à Rivière-Éternité, est à l’abandon.
L’immeuble du 388, rue Principale, à Rivière-Éternité, est à l’abandon.

Des démarches juridiques pour un édifice en décrépitude

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
La municipalité de Rivière-Éternité a entamé des démarches juridiques contre le propriétaire de l’immeuble situé au 388, rue Principale, en raison de l’état lamentable des lieux, une situation qui perdure depuis plusieurs mois au vu et au su des passants sur la route 170.

Selon le maire, Rémi Gagné, l’édifice de deux étages, qui a été vendu il y a deux ans et qui a abrité à une certaine époque une auberge, est en train de tomber en décrépitude. Les escaliers extérieurs et le balcon du côté gauche se sont effondrés. La partie arrière, qui donne sur le parc des Artistes, n’est guère plus présentable, alors qu’une structure du toit est également effondrée, sans avoir été ramassée.

Le maire Gagné a mentionné que pour cacher ce désordre, des cèdres ont été plantés dans le parc, sauf qu’il aurait fallu une végétation beaucoup plus haute.

Une vue sur la partie arrière, à partir du Parc des artistes.

Il ajoute que plusieurs démarches ont été effectuées pour communiquer avec le propriétaire, sans succès, puisqu’aucun numéro de téléphone n’est valide.

Deux ans après la transaction immobilière, M. Gagné se demande quels sont les motifs ayant poussé l’individu à acquérir l’immeuble laissé à l’abandon depuis.

M. Gagné trouve dommage l’état du bâtiment, qui se trouve à l’entrée du chemin du parc national du Fjord-du-Saguenay et au coeur du village. La municipalité a confié un mandat à Me Stéphanie Turcotte, de la firme Cain Lamarre, pour faire bouger le dossier.

Jointe par Le Progrès, Me Turcotte a indiqué qu’elle n’était pas en mesure de discuter du dossier en ajoutant qu’elle était liée par le secret professionnel et qu’elle n’a pas été autorisée par son client de parler avec les médias.