Selon une porte-parole du Centre d'interprétation des battures de Saint-Fulgence, l'observation de cygnes trompette sauvages est plutôt rare au Québec puisqu'il n'ont été dénombrés que dans la région de Val-d'Or ces dernières années.

Des cygnes trompette sur le Saguenay

Depuis le 21 juin, des ornithologues amateurs ont noté la présence d'oiseaux rares au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Quatre cygnes trompette sauvages se prélassent dans les eaux du refuge faunique des battures à Saint-Fulgence.
Yanick Fleury, un ornithologue amateur du Club des ornithologues du Saguenay-Lac-Saint-Jean, a raconté au Quotidien que la première observation a été faite par la citoyenne Jacinthe Fortin.
Selon une porte-parole du Centre d'interprétation des battures de Saint-Fulgence, l'observation de cygnes trompette sauvages est plutôt rare au Québec puisqu'il n'ont été dénombrés que dans la région de Val-d'Or ces dernières années.
Il n'en a pas toujours été ainsi puisqu'avant l'arrivée des Européens, le cygne trompette nichait de l'Alaska et de l'Arctique canadien jusqu'au sud des Grands Lacs et le long des rives du Saint-Laurent, selon le site Environnement et changement climatique Canada. 
Des populations hivernaient dans la région centrale de la côte de l'Atlantique aux États-Unis, sur le golfe du Mexique, dans les vallées de l'Ohio et du Mississippi. 
Sa chasse intensive pour sa chair et son duvet dense ont fait en sorte qu'en 1933, il ne restait que 77 oiseaux nicheurs au Canada et 50 aux États-Unis. 
Des efforts intensifs de conservation à l'échelle internationale expliquent qu'aujourd'hui, on compte 16 000 cygnes trompette à l'état sauvage. L'espèce n'est plus considérée comme menacée de disparition.
Son nom de cygne trompette provient du son rauque et vibrant qu'il émet et qui ressemble à celui d'une trompette. Celui de son congénère, le cygne siffleur, est plus doux et mélodieux, peut-on lire que le site Internet.
L'oiseau se nourrit de feuilles, de tubercules et de rhizomes de plantes aquatiques qu'ils atteignent jusqu'à un mètre de profondeur en enfonçant leur tête et leur long cou dans l'eau ou en basculant leur corps. 
L'aménagement à Saint-Fulgence de bassins par Canards illimités dans les années 90 explique possiblement la présence de ces cygnes.