Frédéric Villeneuve, un agriculteur propriétaire d’une quinzaine de boeufs de boucherie installés dans le secteur de la Descente des femmes, est venu se plaindre au maire Laurent Thibeault de la présence grandissante de coyotes près du village.

Des coyotes s’attaquent au bétail

La présence importante de coyotes dans le secteur de Sainte-Rose-du-Nord inquiète les agriculteurs de l’endroit puisque le bétail est de plus en plus victime de ces canidés.

Cette semaine, Frédéric Villeneuve, un agriculteur propriétaire d’une quinzaine de boeufs de boucherie installés dans le secteur de la Descente des femmes, est venu se plaindre au maire Laurent Thibeault de la présence grandissante de coyotes près du village, en sollicitant une action pour contrôler ces prédateurs.

M. Villeneuve a attribué sa plainte au fait que l’un de ses veaux présents dans les pâturages aurait été la proie d’une meute de coyotes, un deuxième incident du même genre en deux ans. L’agriculteur estime que ses pertes s’élèvent à 3 000 $ par tête pour un total de 6 000 $.

Le maire Thibeault a confirmé à l’agriculteur avoir aperçu lui aussi des coyotes dans les champs avoisinants.

Selon les explications fournies par M. Villeneuve, la présence de nombreux coyotes dans le secteur pourrait s’expliquer par le fait que lors de certaines fêtes organisées à Sainte-Rose-du-Nord, des gens laissent traîner dans le décor des restes d’animaux, comme des peaux de bétails, qui sont plus ou moins bien disposés, ce qui attirerait les coyotes. « Je voudrais que le ministère de la Faune contrôle la présence des coyotes. J’ai appelé SOS Braconnage. Il y a au moins dix coyotes. Ils ont pris la place d’autres prédateurs », avance-t-il.

Il affirme ne pas être le seul à avoir été victime de coyotes puisqu’un éleveur de brebis, Laval Villeneuve, de l’Anse-à-la-Mine, se serait fait dévorer une partie de son bétail.

Vérification faite, Judith Gauthier, conjointe de Laval Villeneuve, confirme qu’il y a trois ou quatre ans, deux brebis ont été victimes de canidés alors qu’elles étaient en pacage. « Il commence à y avoir des chevreuils aux alentours. Il y a deux ans, on a retrouvé le cadavre d’une biche, et de son foetus, qui avait été attaquée. Ce n’est pas récent, il y en a beaucoup dans le secteur, et la nuit on entend leurs hurlements.»

Du côté du ministère de la Faune, la porte-parole Catherine Thibeault confirme qu’il y a eu des signalements de la présence de canidés dans le secteur de Sainte-Rose-du-Nord, qui pourraient être des loups ou des coyotes, mais que rien ne laisse présager qu’il y a des dangers pour l’homme. Mme Thibeault a mentionné que le ministère n’effectue aucun suivi de la population de coyotes ou de contrôle dans le secteur.

Comme c’est le cas pour l’ours noir, elle mentionne qu’il faut éviter de nourrir les animaux sauvages ou de laisser à la traîne de la nourriture, comme celle pour les mangeoires d’oiseaux ou pour animaux domestiques.

Elle recommande aux agriculteurs de mettre à l’abri leur bétail surtout pendant la nuit, une période propice à la chasse pour les prédateurs.