La présidente de la commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Liz Gagné, accepte bien le Plan d’action déposé par le ministère de l’Éducation.

Des correctifs pour la direction générale

Même si trois des 10 mesures correctrices du Plan d’action transmis à la Commission scolaire (CS) des Rives-du-Saguenay par le ministère de l’Éducation le 1er juin touchent la direction générale, la présidente Liz Gagné refuse d’admettre que les nouvelles pratiques auraient changé le cours des choses avec l’ancienne directrice générale, Chantale Cyr.

Le Plan d’action a été remis à la CS le 1er juin dernier. Il y est demandé d’établir « un processus visant à formuler des attentes claires et à établir les moyens d’évaluation annuelle de la direction générale ». Le ministère demande ainsi d’« élaborer une politique d’évaluation du rendement du directeur général/de la directrice générale comprenant les outils nécessaires au conseil (un échéancier annuel, une structure de comité, modèle de communications d’attentes, grilles d’évaluation, rétrospection) ».

« Je ne répondrai pas à ça, car nous sommes actuellement en cour. Je ne ferai aucun commentaire sur le cas de Mme Cyr », a répondu Mme Gagné à une question du Quotidien, lors d’une rencontre de presse tenue à l’ancienne école La Source. Elle a refusé de répondre à savoir si Québec jugeait que les pratiques avec la direction générale devaient être déficientes si des correctifs majeurs sont demandés à la commission scolaire. « Vous demanderez au ministère », s’est-elle limitée à ajouter.

Le ministère demande également « une révision du règlement sur la délégation de fonctions et pouvoirs afin de déléguer des pouvoirs suffisants à la direction générale pour accomplir sa mission ».

Rappelons que Chantale Cyr a été congédiée par le conseil des commissaires en mars dernier, alors qu’elle se trouvait en congé de maladie. Plusieurs contestations croisées ont cour depuis. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) a notamment statué que Mme Cyr avait droit à des prestations, car elle disait avoir été victime de harcèlement psychologique et physique plusieurs mois avant d’être remerciée. L’histoire se déplacera aussi prochainement devant le Tribunal administratif du travail. Lors de son congédiement, la résolution du conseil des commissaires faisait état d’« incapacité à accomplir sa fonction, incompétence, inconduite et négligence. »

Aucune rencontre
En plus de cette enquête sur la gouvernance, Québec avait nommé Denyse Blanchet à titre d’accompagnatrice. Elle sera en poste jusqu’au 1er juin 2019. Fait à noter, Mme Blanchet est la seule à avoir ajouté des précisions sur le Plan d’action auprès de Mme Gagné, car elle n’a reçu aucune communication ou visite de la part d’employés du ministère. « Personne n’est venu nous rencontrer encore. Je pense qu’ils viennent nous voir la semaine prochaine ou l’autre », a indiqué Mme Gagné.

Malgré ses réticences à aborder les points touchant la direction générale, en raison des implications légales, la présidente se dit très ouverte à répondre à l’ensemble des 10 mesures correctrices, qui se détaillent en une vingtaine de points. « La priorité est de répondre aux attentes du ministère. Ils nous demandent de nous redresser au niveau de la gouvernance. (...) Il n’y avait pas de laisser-aller. On se guidait avec des façons de faire des années 90 et 2000 », a-t-elle mentionné en acceptant la mise à jour à venir.

Parmi les autres recommandations, il est question d’offrir plus de formation aux commissaires, notamment en fournissant des mentors. Plusieurs mesures touchent également des questions financières, dont la réduction du nombre de cartes de crédit en circulation. Il est exigé aussi de mettre en place « des mécanismes de séparation des tâches ayant minimalement pour effet que des personnes distinctes engagent la dépense, reçoivent les biens, et approuvent le paiement. »