Des professeurs et chercheurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) en lock-out depuis le 2 mai se sont désistés du congrès de l'ACFAS.

Des conférenciers de l'UQTR se désistent

Des professeurs et chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), en lock-out depuis le 2 mai, se sont désistés du congrès de l’ACFAS.

L’un d’eux, rencontré sur le campus de l’UQAC, a expliqué qu’il avait jugé important de se rendre à Saguenay et de faire acte de présence à son colloque, lequel devait avoir lieu mardi. Invoquant le conflit de travail, il a cependant expliqué à son auditoire qu’il ne pourrait livrer sa présentation

« Sur une base personnelle, on ne travaille plus. On nous interdit de tout faire. Plusieurs de mes collègues ne sont pas venus, mais moi, je trouvais important de me déplacer pour expliquer aux gens ce qui s’est passé », a résumé le professeur, qui ne veut pas être identifié.

Selon lui, le geste posé par la direction de l’UQTR est d’« une violence inouïe » et va à l’encontre même de la mission de l’ACFAS, qui est la transmission et la diffusion du savoir et de la recherche. Le professeur espère d’ailleurs que l’ACFAS manifeste son appui aux quelque 450 employés de l’université touchés par le lock-out.

Les parties patronale et syndicale de l’UQTR n’ont pas réussi à s’entendre sur trois principaux points. L’enjeu fondamental demeure l’augmentation de la charge d’enseignement à cinq cours par année, ce qui, selon le syndicat, compromettrait les activités de recherche et ouvrirait une brèche dans tout le réseau de l’UQ.

Pas d’action

Au Syndicat des professeurs de l’UQAC, Gilles Imbeau indique qu’il n’y a pas de gestes de solidarité à prévoir cette semaine. Selon lui, c’est en fait la tenue de l’ACFAS qui place les actions potentielles sur pause.

Le président précise toutefois qu’une assemblée générale pourrait être convoquée sous peu afin de discuter de la possibilité de verser une aide financière aux collègues trifluviens, si le conflit se prolonge. Une journée de solidarité pourrait aussi avoir lieu à Trois-Rivières, impliquant divers syndicats de professeurs de la province.