Le candidat de Québec solidaire dans Roberval, Luc-Antoine Cauchon, pose devant le CLSC Les Jardins du Monastère.

Des CLSC ouverts 24 heures par jour

Fini les demi-mesures pour Québec solidaire (QS), car le système de santé a besoin d’un véritable coup de barre selon le parti. Pour répondre aux aspirations des Québécois, il propose de renforcer la première ligne en offrant un service 24 heures par jour, sept jours par semaine dans les CLSC.

Depuis des décennies, les réformes mises en place par les partis au pouvoir ont échoué et c’est pourquoi Québec solidaire propose une rupture avec la manière de gérer le système de santé, a mentionnée Luc-Antoine Cauchon, candidat de QS dans Roberval, lors d’un point de presse tenu devant le CLSC Les Jardins du Monastère, à Dolbeau-Mistassini. « Nous voulons abolir ou modifier les CIUSSS et les CISSS au profit d’organismes locaux, a-t-il mentionné. On veut redonner la gestion des soins de santé aux professionnels et aux gestionnaires locaux, car ils sont les mieux placés pour cibler les problématiques et les solutions. » Cette prise en charge permettrait par ailleurs d’améliorer le sentiment d’appartenance des travailleurs. De plus, une marge de manœuvre serait octroyée à chaque localité, qui pourrait offrir des alternatives selon les besoins locaux. 

Selon le candidat, l’implantation d’un service de première ligne offert en tout temps dans les CLSC permettrait de créer un guichet unique et de miser sur la prévention, en réduisant les dommages collatéraux quand les services sont défaillants. « Ce n’est pas normal qu’un organisme communautaire, le Service budgétaire de Saint-Félicien, fasse de l’intervention en lien avec les problématiques en suicide dans la région », dit-il. 

Soins dentaires

Pour prévenir les problèmes de santé buccale, Québec solidaire promet également d’offrir les soins dentaires gratuitement pour toute la population. 

Bien sûr, ces mesures ont un coût, mais le parti souhaite prendre des mesures pour générer de nouveaux revenus et d’abaisser les dépenses, en créant, par exemple, l’organisme Pharma Québec. « Ça nous permettrait de fabriquer nos propres médicaments génériques, comme ce qui se fait en Nouvelle-Zélande, pour sauver 2,5 milliards de dollars annuellement. Pourquoi s’en priver ? », questionne le candidat de 35 ans qui vient de compléter une formation de cuisinier à l’ITHQ. 

Le natif de Roberval se réjouit de voir que les idées proposées par son parti gagnent en popularité, en voyant les sondages comme celui de Mainstreet octroyant 17,1 % à QS au Québec. Et même si le parti est souvent vu comme étant plus fort à Montréal, le parti fait une percée dans plusieurs circonscriptions dans la région de Québec, à Rimouski et même dans Chicoutimi où le parti gagne en popularité.

N’empêche que Luc-Antoine Cauchon ne se fait pas trop d’illusion, car il sait qu’il sera difficile de déloger Philippe Couillard de son poste de député. « J’ai la conviction qu’un changement est nécessaire, dit-il. Si les gens n’entendent pas d’autres options, ils ne pourront pas choisir différemment », ajoute le candidat qui aimerait au moins doubler ses appuis par rapport à l’élection de 2014, alors qu’il avait obtenu 3,6 % des suffrages.