Daniel Gaudreault et Élise Girard-Gagnon ont présenté le rapport du comité de suivi.

Des citoyens toujours contre le 3e port sur le Saguenay

Même si Ottawa a autorisé la construction d’un nouveau port sur le Saguenay, à Sainte-Rose-du-Nord, en octobre 2018, les opposants se font toujours entendre. Des membres du Comité des battures n’ont toujours pas digéré la décision et craignent de perdre leur quiétude.

Le comité de suivi du projet Lac-à-Paul tenait son assemblée annuelle, lundi soir, à l’hôtel Delta de Jonquière. À la période de questions, des citoyens ont pris la parole pour faire part de leurs inquiétudes. Ils craignent notamment le bruit, eux qui habitent sur la rive opposée du port prévu pour Arianne Phosphate.

Le président du comité de suivi, Daniel Gaudreault, ancien directeur général à la Ville de Saguenay, a tenté de les rassurer. Un long processus a été effectué et les rapports ont indiqué que le port pouvait aller à cet endroit. Des mesures ont été prévues pour réduire les irritants, dont le bruit, et elles pourront être bonifiées, a-t-il assuré.

Rencontrés après la séance, Ève Lapierre et Eddy Samson, propriétaires d’un chalet sur les battures, ont dit songer à changer leurs plans, eux qui voulaient s’y installer à la retraite, car « le son porte sur l’eau ».

« Nous ne sommes pas contre le projet, mais contre le terminal », dénoncent-ils, ajoutant au passage que le projet QcRail pourrait être la solution, tout comme une meilleure concertation régionale.

Les Bleuets d’adoption, qui sont originaires de Montréal, mais ici depuis une trentaine d’années, dénoncent que ce soit toujours l’économie et l’industrie d’abord. « Ici, la qualité d’emploi, c’est l’argent. Mais nous sommes à l’heure de l’urgence climatique. Il faut évaluer, il faut protéger notre environnement », conclut Mme Lapierre.

Quant au projet d’Arianne Phosphate, le financement n’a toujours pas été complété pour pouvoir lancer les opérations.