La STS fusionne deux circuits de Jonquière le 1er avril.

Des citoyens s’opposent à la fusion de deux circuits de la STS

Le Comité des citoyens pour l’amélioration du transport en commun au Saguenay s’oppose au jumelage des circuits d'autobus 31 et 32 de la Société de transport de Saguenay (STS), qui desservent les quartiers Saint-Raphaël et Saint-Georges.

Prévue pour le 1er avril, cette fusion des deux circuits de l’arrondissement de Jonquière affecterait «des dizaines d’usagers», indique la porte-parole du collectif citoyen, Sylvie Dussault, par voie de communiqué. Selon elle, la STS effectue encore une fois des coupes de service.

Le conseiller municipal et président de la STS, Marc Pettersen, ne partage pas son avis. Il explique que des consultations ont eu lieu à ce sujet et que la STS tente de trouver des compromis pour offrir le meilleur service possible.

«On n’a pas vu le comité aux consultations. Il y en a des citoyens qui sont venus dire leurs doléances. Ils sont partis satisfaits. On essaie toujours de trouver des solutions spécifiques», lance le conseiller de Chicoutimi-Nord, qui précise que des ajustements seront faits si le besoin s’en fait sentir.

Une autre modification sera apportée aux trajets jonquiérois de la STS au début du mois d’avril. Le circuit 33, qui dessert le quartier Saint-André, ne passera plus par la rue Marc-Aurèle. Dorénavant, il empruntera le boulevard du Royaume et la rue Mousseau.

Selon M. Pettersen, ces changements augmentent l’efficacité de la STS. La rationalisation que l’on remarque dans les activités du transporteur public permet de dégager des fonds pour améliorer le service de fin de semaine, sans supprimer d’emplois.

Attendre le budget

Sylvie Dussault propose au président de la STS et à son directeur général, Jean-Luc Roberge, d’attendre le prochain budget provincial avant de procéder à ces changements.

Elle rappelle qu’une pétition signée par 4665 personnes, déposée par le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, et appuyée par le conseil municipal de Saguenay a été transmise à l’Assemblée nationale. Le document demandait aux gouvernements de financer adéquatement le service de transport en commun.

«Pourquoi ne pas attendre la réponse du gouvernement Legault avant de procéder à quelque coupure que ce soit ? Ne se pourrait-il pas en effet que le gouvernement vous demande plutôt d’aller dans le sens contraire, de remettre les circuits coupés en place et de rajouter des heures de services les samedi et dimanche soir?», se questionne la porte-parole, Sylvie Dussault.