Huit employés de Produits forestiers Résolu ont été libérés afin de participer à l’activité.

Des citoyens nettoient la ville d’Alma

L’implication citoyenne a permis d’améliorer le coup d’oeil de la ville d’Alma. Plusieurs bénévoles se sont donné rendez-vous, vendredi, afin de planter des arbres et des végétaux nourriciers en plus de nettoyer le secteur du Centre Mario-Tremblay.

Les trois projets mobilisateurs s’inscrivaient parmi la trentaine d’activités proposées dans le cadre de la Semaine pour notre environnement futur orchestrée par le mouvement citoyen Alma en transition.

En début de journée, les participants ont planté des arbres à proximité de l’école Saint-Joseph. Ils ont ensuite créé un aménagement nourricier au jardin du ruisseau Rouge de la rue des Aulnaies. Le jardin communautaire comprend déjà une cinquantaine de parcelles cultivées par les citoyens.

L’un des responsables, Sébastien Lebel, soulignait que la location au coût de 15 $ par année donne accès à une zone de terre à cultiver d’environ 12 mètres carrés ainsi qu’aux instruments et aux outils nécessaires. Selon lui, un investissement minimal d’environ 100 $ de la part des Almatois intéressés permet de récolter l’équivalent de 500 $ en fruits et en légumes.

Les citoyens ont complété la journée en nettoyant le terrain du stationnement du Centre Mario-Tremblay et des plaines vertes. Pour l’occasion, huit employés de Produits forestiers Résolu ont été libérés afin de participer à l’activité.

« L’environnement est une grande priorité pour nous. Nous avons des normes à respecter en ce sens. Nous tentons d’y accorder la même importance en dehors du travail, dans notre quotidien », souligne l’adjointe à la direction à l’Usine PFR d’Alma, Évelyne Lacelle.

Le passage du Progrès a permis de constater la grande présence de mégots de cigarette à l’entrée du Centre Mario-Tremblay. Membre d’Alma en transition, Benoît Poiraudeau souligne qu’il s’agit du deuxième cas de pollution de plastique le plus nuisible. « Les gens ne savent pas que les filtres sont en plastique et que ça prend plus de 10 ans à se dégrader », explique-t-il. Celui-ci ajoute que la loi sur le tabac qui interdit de fumer dans un périmètre de neuf mètres n’aide pas à la problématique de mégots qui se retrouvent au sol. M. Poiraudeau rappelle l’importance de placer suffisamment de cendriers à la limite des zones sans-fumée.

Des élèves du Centre de formation en entreprise et récupération et du Pavilon Wilbrod-Dufour se sont greffés au groupe de citoyens engagés.

Benoît Poiraudeau compte comptabiliser le poids des déchets amassés lors de la corvée de vendredi afin de l’inclure à la Mission 100 tonnes qui a pour objectif de nettoyer les cours d’eau de la planète.