Une cage a été déplacé près de la résidence de Mme Boivin, cette fois avec une affiche pour signaler la présence des ours.
Une cage a été déplacé près de la résidence de Mme Boivin, cette fois avec une affiche pour signaler la présence des ours.

Des citoyens inquiets de la présence d’ours à Lac-Kénogami

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Une famille d’ours, une femelle et ses deux petits, se promènent dans le secteur du Camping Kénogami depuis quelques jours, de quoi inquiéter plusieurs citoyens qui résident sur la rue des Découvreurs.

Les trois bêtes ont été signalées pour la première fois lundi dernier. Des agents de la faune du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) ont été dépêchés sur les lieux pour installer des cages afin de capturer les animaux.

Plusieurs citoyens du secteur ont reçu la visite de la famille d’ours sur leur terrain, mais le MFFP assure que la situation est sous contrôle. « Les cages sont en place et on surveille les alentours », a expliqué un agent de la faune du MFFP rencontré à proximité des cages qui ne pouvait en dire plus pour l’instant.

Des agents de la faune du MFFP sont sur les lieux pour tenter de capturer les trois ours.

Une frousse surprise

Christine Boivin était bien installée sur son balcon samedi après-midi, quand elle a entendu des pas, comme si une horde de chevaux s’amenait vers elle. « Je me retourne et je vois les trois ours qui courent vers moi. Je me suis levée et j’ai crié. Des voisins se sont empressés de venir voir ce qu’il y avait, mais entre-temps, mon chien était parti à courir après eux et les trois ours sont partis, mais là, j’avais peur pour mon chien. J’ai sifflé et il est revenu, mais c’était très épeurant et je ne l’ai pas trouvé drôle », a raconté la femme qui dit ne pas avoir dormi la nuit suivante.

Mme Boivin est très heureuse de voir que le MFFP a envoyé des agents sur place. Cependant, elle avoue n’avoir été informée que vendredi de la présence des ours, et ce, parce que son conjoint les a aperçus le long de la route.

« Mon conjoint les a vus vendredi matin en partant vers le travail, et c’est lui qui m’a avertie, sachant que j’allais partir prendre une marche avec mon chien. Ce n’est pas normal que les cages soient là depuis lundi et que nous ne soyons pas au courant. On aurait pu être avisé. On est une cinquantaine de personnes qui vivent sur la rue, mais il y a aussi les gens au camping tout juste à côté. Quand je l’ai su vendredi, j’ai appelé quelques voisins et personne n’était au courant », déplore l’ancienne conseillère municipale.

De son côté l’agent de la faune du MFFP présent sur les lieux a préféré ne pas faire de commentaires, mais a assuré que samedi soir, tous les résidents du secteur étaient avisés de la présence des bêtes, mais ne pouvait répondre pour les jours précédents.