L’observatoire, qui a coûté plus de 250 000 $, ne nuit pas à la construction du nouveau pont. Mais sa démolition permettra d’élargir la bretelle d’accès au marché Metro et ainsi réduire la circulation à l’intersection plus loin qui était le principal point d’entrée de l’épicerie

Des citoyens contestent la démolition d'un monument à Dolbeau-Mistassini

Un groupe de citoyens s’oppose à la démolition de l’Observatoire commémoratif des Pères Trappistes, situé à l’extrémité du pont de Dolbeau-Mistassini. Le ministère des Transports prévoit raser ce bâtiment construit en 1992 pour souligner le 100e anniversaire de l’arrivée de cette communauté religieuse. Cette démolition est réalisée dans le cadre des travaux de 55 M $ visant à remplacer le pont qui enjambe la rivière Mistassini.

L’observatoire, qui a coûté plus de 250 000 $, ne nuit pas à la construction du nouveau pont. Mais sa démolition permettra d’élargir la bretelle d’accès au marché Metro et ainsi réduire la circulation à l’intersection plus loin qui était le principal point d’entrée de l’épicerie.

Sécurité

« Ce nouvel aménagement permettra de sécuriser l’intersection de la rue des Érables et du boulevard des Pères trappistes qui est très achalandée. Cela va améliorer la fluidité sur la route. Plusieurs pistes de solution ont été analysées, mais l’espace restreint faisait en sorte que cette solution (démolition) a été retenue », précise Véronik Lalancette, conseillère en communication au ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports.

La décision a choqué certains citoyens qui ont décidé de se regrouper pour sauvegarder ce bâtiment commémoratif. 

« Rien ne justifie cette démolition. On semble vouloir démolir un bien public pour favoriser l’entreprise privée. Je pense que lorsque la population va être informée, les nouveaux élus devront trouver une solution plus réfléchie », souhaite Maurice Sénéchal, ancien échevin et membre du comité de sauvegarde. 

Le nouveau pont à Dolbeau-Mistassini  représente un investissement de 55,7 millions $.

Rencontre réclamée

Le comité a réclamé une rencontre avec le ministère des Transports. Les bénévoles ont trouvé d’autres solutions pour améliorer la circulation tout en conservant l’Observatoire. Le ministère a accepté de les rencontrer, sans toutefois fixer une date précise.

« Il y a urgence. D’abord parce que la démolition s’en vient. Mais on a des solutions qui viendraient également bonifier tout le projet », plaide Jean-Claude Leboeuf, architecte et membre du comité.

C’est d’ailleurs ce dernier qui a conçu l’observatoire en 1992. 

« Je pense réellement que la démolition n’est pas la meilleure des options. Le bâtiment a coûté 250 000 $. Il faut ajouter la dépense pour le démolir. Tout ça pour une entrée d’épicerie ? », questionne M. Leboeuf.

Amélioration

Propriétaire de l’épicerie, Dany Boutin croit également que la construction d’une nouvelle bretelle pour se rendre à son commerce améliorera la circulation à l’intersection visée par le ministère. Mais l’homme d’affaires n’a pas voulu commenter davantage ce débat.

L’ancien conseil de ville a donné par voie de résolution son accord à la démolition du bâtiment. Le nouveau maire, Pascal Cloutier, tient toutefois à reparler de ce dossier avec les nouveaux échevins.