Une famille pourrait se retrouver dans une situation où les trois enfants d'âge primaire seront dans trois écoles différentes.

Des changements d'écoles dénoncés au Lac-Saint-Jean

Des parents d'élèves fréquentant l'école Carrefour étudiant de Saint-Méthode s'opposent au transfert de leurs enfants dans une autre école.
Ils ont appris l'intention de la direction le 23 mai dernier de transférer dix élèves (huit de 3e année et deux de 5e année) aux écoles MGR Bluteau et Hébert de Saint-Félicien en raison d'un manque de place au Carrefour étudiant. Les parents trouvent déplorable que leurs enfants «payent» pour une mauvaise évaluation du nombre d'élèves et que la direction n'ait pas planifié l'ouverture d'autres classes pour répondre à la hausse croissante de la clientèle.
Surtout, ils s'inquiètent des répercussions pour leurs enfants. «Pour des jeunes, ce n'est pas évident de quitter un groupe d'amis. C'est le sentiment d'appartenance à l'école qu'ils perdent et c'est prouvé que ça joue dans la réussite scolaire. Il faut se mettre dans la peau des enfants, c'est très insécurisant», lance la représentante du groupe de parents, Catherine Côté.
En plus des effets sur les enfants, les inconvénients sur la famille sont aussi nombreux. Par exemple, une famille pourrait se retrouver dans une situation où les trois enfants d'âge primaire seront dans trois écoles différentes. Et la distance entre les écoles du secteur Saint-Félicien et Saint-Méthode est de plus de 10 km. «Ce ne sont pas les mêmes services de garde, les mêmes journées pédagogiques, les mêmes services. Ça complique énormément la vie de ces familles et la conciliation avec le travail», illustre la mère.
Des élèves pourraient même être transférés dans une école de Normandin. Certains ont dû se plier à cette décision l'an dernier.
Face à cette situation qui se produit chaque année au Carrefour étudiant, les parents exaspérés demandent que les choses changent pour ne plus jouer au «yo-yo» avec leurs enfants. «Les parents exigent une prise en charge rapide par la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets de cette problématique qui est en contradiction avec le slogan «Au coeur de notre organisation, l'élève et son environnement», relève Catherine Côté.
Pour tenter de faire changer cette décision et partager les solutions exposées à la direction, les parents ont décidé d'en parler au Quotidien et de réclamer une rencontre avec la commissaire du secteur et l'ensemble des parents de l'école. «Nous avons amené des solutions qui semblent logiques. On prend des décisions administratives, sans penser aux élèves, c'est ça qui choque le plus», tranche-t-elle.
Le Quotidien n'a pas été en mesure d'obtenir des explications de la part de la commission scolaire.