Les élèves de 5e année, les aînés de la Résidence Dorée et les étudiantes du cégep ont fabriqué les hôtels à insectes.

Des cabanes qui permettent de créer des liens entre les générations à La Doré

À La Doré, la construction de cabanes à oiseaux et d’hôtels à insectes permet de tisser des liens entre les jeunes du primaire et les personnes âgées, grâce à un projet réalisé par des étudiantes du Cégep de Saint-Félicien.

Dans le cadre de leur cours sur le développement durable, quatre finissantes de la Technique du milieu naturel du Cégep de Saint-Félicien, Évelyne Groulx, Zoé Martineu, Marie-Soleil Pétrin et Catherine Paquette, ont décidé de miser sur un projet mettant en valeur le contact intergénérationnel. « On avait envie de faire un projet social, en mettant en commun les personnes âgées et les enfants, pour réunir les générations », a expliqué Marie-Soleil Pétrin.

Pour développer le concept, le quatuor est entré en contact avec le Comité d’embellissement de La Doré, pour voir quelles activités pourraient être réalisées, explique Zoé Martineu. C’est ainsi que le projet de construction de cabanes à oiseaux et d’hôtels à insectes a vu le jour. « On a découvert que les jeunes de l’école Maria-Goretti avaient déjà fait des projets avec la résidence pour aînés et on a décidé de faire un projet avec eux », dit-elle.

Les élèves de 2e année ont donc été conviés à peinturer les cabanes à oiseaux en équipe avec des aînés. « Certains aînés ne se considéraient pas assez bons pour peindre et ce sont les jeunes qui les encourageaient à participer, a noté Évelyne Groulx. C’était très beau à voir. »

Les élèves de 5e année ont pour leur part participé à la confection des hôtels à insectes. « On utilise différents matériaux, comme de la céramique, du foin ou des cocottes, pour répondre aux besoins des différents insectes », explique Catherine Paquette. Les jeunes et les aînés ont aussi fait des jeux pour deviner où résideraient les différents insectes. La fabrication des hôtels a aussi permis de faire de la vulgarisation sur l’importance des insectes pollinisateurs.

Les finissantes en Technique du milieu naturel, Évelyne Groulx, Zoé Martineu, Marie-Soleil Pétrin et Catherine Paquette, posent devant un des hôtels à insectes. Elles sont bien fières d’avoir réuni les jeunes et les aînés grâce à un projet misant sur l’écologie.

Les cabanes à oiseaux et les hôtels à insectes ont par la suite été installés à l’école Maria-Goretti, dans le jardin-école, à la Résidence Dorée et sur le site du futur parc nourricier.

« Les jeunes ont adoré ça, estime Dominique Fortin, enseignante en 5e année à l’école Maria-Goretti. Ils écoutaient, ils étaient curieux et ils étaient contents d’apprendre. »

De plus, ce projet permet d’accroître le sentiment d’appartenance des jeunes à leur école, car ils voient les cabanes sur le terrain de l’école tous les jours, dit-elle, tout en soulignant que d’autres projets de lecture avec les aînés ont été faits par le passé.

Selon Françoise Dallaire, responsable de la Résidence Dorée, ce type de projet est bénéfique pour les aînés, car ça leur fait sortir du quotidien, tout en les imprégnant de la vivacité et la fougue de la jeunesse. « On a eu beaucoup de plaisir et on a appris ce que c’était un hôtel à insectes », note-t-elle.

« Ça permet de sortir les personnes âgées de l’isolement en tissant des liens avec les jeunes grâce à l’écologie », remarque Évelyne Groulx, qui a vu de beaux liens se former entre les générations.

Des jeunes et des aînés fabriquent un hôtel à insectes.

Étant donné que les cabanes à oiseaux et les hôtels à insectes ont été installés tardivement cet automne, l’efficacité des constructions n’a pas encore été démontrée. Les étudiantes sont persuadées de voir la faune s’y installer au printemps, mais ça importe peu, car le projet visait avant tout à mettre des sourires dans les visages.

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UN PARC NOURRICIER EN VUE À LA DORÉ

Après l’installation d’un jardin-école l’été dernier, un parc nourricier sera implanté dans le parc en face de l’église, à La Doré, au printemps. « On voulait embellir et dynamiser le milieu avec ce projet », soutien Alix Charron-Deschênes, qui fait partie du comité d’embellissement de La Doré. 

C’est ainsi que des pruniers, des pommiers, des cerisiers, des cassis, des camerises, des argousiers, du sureau, des gadelles, des amélanchiers et des groseilliers seront implantés au printemps prochain. Ces arbres fruitiers seront accompagnés de fleurs comestibles comme de la mélisse, de la menthe, de l’achillée millefeuille, de la monarde et de l’airelle vindida. Quelques légumes, comme des oignons égyptiens et des patates en chapelet, compléteront l’aménagement. 

Plusieurs bénévoles ont déjà démontré de l’intérêt pour participer à l’aménagement et à l’entretien, dont certains élèves de l’école Maria-Goretti.