Une quinzaine de bénévoles et d’employés municipaux de Roberval ont mis la main à la pâte pour remettre le village en place.

Des cabanes déplacées par le vent

De forts vents ont déplacé des maisonnettes et des affiches de signalisation du Village sur glace de Roberval, dans la nuit de jeudi à vendredi. À ces rafales s’est ajouté un mélange de pluie et de neige qui s’est abattu toute la journée sur la région. Un cocktail météo qui a forcé la fermeture du site.

« Le pire, c’était de faire vite pour éviter que les maisonnettes restent emprisonnées dans la glace et nous avons réussi à en déplacer plusieurs. À certains endroits, on avait de l’eau presque jusqu’aux genoux et la température diminuait rapidement », précise Alexandra Gosselin, la directrice du Village sur glace de Roberval. 

Une quinzaine de bénévoles et d’employés municipaux ont mis la main à la pâte tôt en matinée pour tenter de remettre le village en place. 

« Au moins, on n’a pas de bris majeur et il n’y a personne de mort. L’eau a égalisé le site et les dommages sont restreints étant donné que nous avons limité la circulation », assure Alexandra Gosselin.

Cette dernière précise toutefois que le sentier pédestre est complètement détruit et que l’installation du réseau électrique reste à finaliser. 

Saint-Félicien

Par ailleurs, l’organisation du Village boréal de Saint-Félicien indique elle aussi avoir fermé l’accès au site pour la journée. Les travaux sont interrompus en raison de l’accumulation d’eau sur le site. La pluie n’a cependant causé aucun dommage majeur. 

Pour l’instant, il n’est pas question de retirer la trentaine de maisonnettes déjà installées sur les glaces.

« Ça ne donne rien de travailler sur le site. Il faut d’abord attendre que ça gèle. Ça prendrait des bottes d’eau plus que de motoneige pour s’y rendre aujourd’hui », fait valoir la présidente du village, Lyne Tremblay. 

Selon elle, la circulation à pied et en véhicule pourrait grandement briser la surface du sol alors que les employés municipaux ont terminé l’anneau de glace et de marche. 

Lyne Tremblay se souvient avoir vécu un scénario similaire l’an dernier. Le village avait dû interdire l’accès au site.

Les bénévoles ont dû déplacer les maisonnettes avant qu’elles ne restent emprisonnées dans la glace.