Guillaume Wilson Patry, vice-président régional de la FAS-CSN
Guillaume Wilson Patry, vice-président régional de la FAS-CSN

Des bonifications salariales nettement insuffisantes, clame la CSN

Les dirigeants régionaux de la Fédération des affaires sociales de la CSN estiment que les bonifications salariales décrétées par le gouvernement sont loin de satisfaire les attentes des membres à pied d’oeuvre dans tout le réseau de la santé du Québec pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

« Ils se présentent au front, même lorsqu’ils n’ont pas l’équipement nécessaire. Ils doivent respecter les directives des établissements qui vont parfois à l’encontre des recommandations de la Santé publique. Le gouvernement et les employeurs les mettent en danger chaque jour. Nous sommes en droit de nous attendre à un engagement sans ambiguïté du gouvernement à l’effet que tout doit être mis en place pour assurer la santé et la sécurité de toutes les travailleuses et tous les travailleurs », a dans un premier temps déclaré le vice-président régional de la FAS-CSN, Guillaume Wilson Patry.

La FSSS-CSN déplore le choix du gouvernement du Québec d’offrir des primes différentes pour les travailleurs et travailleuses de la santé selon qu’ils sont ou non exposés directement ou indirectement au coronavirus.

« Ainsi, une préposée aux bénéficiaires en CHSLD, au dernier échelon, obtiendra une prime de 1,79 $ l’heure alors que si elle travaille dans un centre hospitalier où il n’y a pas de cas de COVID-19, elle n’aura que 0,89 $, tout comme une auxiliaire aux services de santé et services sociaux. Une agente administrative à l’accueil de l’hôpital recevra 0,76 $ l’heure alors qu’un préposé aux services alimentaires ou à la buanderie aura 0,79 $ l’heure. Quant au préposé à l’entretien ménager d’un centre hospitalier, cette prime lui rapportera 0,77 $ l’heure, à moins qu’il n’œuvre uniquement dans une unité COVID-19, ce qui lui vaudra 1,55 $ l’heure », illustre le communiqué pour dénoncer la façon de faire de l’État.

Le vice-président régional revient à la charge en insistant sur les demandes syndicales. Ces demandes visaient l’obtention d’une prime de 3 $ l’heure pour tous les employés représentés par la centrale dans les différentes catégories. Pour la FSSS-CSN, tous les employés fournissent un effort supplémentaire pendant la crise et méritent donc une reconnaissance équitable à travers le réseau.

En plus de la prime, la FSSS-CSN réclamait des uniformes ainsi que le nettoyage de ces uniformes, d’éviter les déplacements des travailleurs entre les différents sites pour limiter la propagation, le maintien de la rémunération pendant les périodes d’isolement ainsi qu’un service de transport spécifique pour le personnel de la santé.

La centrale syndicale aurait préféré des mesures qui s’étendent à l’ensemble du réseau en ce qui concerne la protection des travailleurs et travailleuses. Ce sera le cas des femmes enceintes pour lesquelles la centrale estime qu’elle devra faite du cas pour cas afin d’obtenir des retraits en raison de la propagation du virus et de la contamination des milieux de travail.

« Nos membres répondent présents tous les jours, par engagement, par fierté, avec courage, pour soigner la population et contribuer à l’effort de guerre contre la pandémie », insiste le vice-président régional de la FSSS-CSN, Guillaume Wilson Patry.