Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, préfère offrir un excellent service incendie que présenter un service de premiers répondants inadéquat.

Des bénévoles déçus à Saint-Honoré

La fin du service de premiers répondants de Saint-Honoré a fait écho jusqu’à la séance du conseil, mardi soir, à l’hôtel de ville, lorsque des bénévoles et des citoyens ont fait part de leur déception face à la nouvelle annoncée la semaine dernière.

Les membres du conseil ont accepté la résolution sur le sujet à l’unanimité, avant que les citoyens prennent la parole pour partager leurs regrets. Sept personnes se sont présentées au micro, dont quatre bénévoles qui ont offert le service de premiers répondants au fil des ans. Mis en place en 2013, il comptait sur 21 bénévoles formés à ce jour.

« Le service d’appel d’urgence va demeurer, c’est-à-dire que nos pompiers vont toujours être formés pour sauver des vies, mais c’était impensable de conserver un service qu’on considère inadéquat, a exprimé le maire. Je pense qu’on est mieux de structurer un excellent service incendie. »

Quelques bénévoles du service de premiers répondants de Saint-Honoré ont assisté à la séance du conseil pour faire part de leur désaccord concernant la fin du service.

C’est le directeur du service de sécurité incendie, Yan Pelletier, qui a annoncé la nouvelle au superviseur du service de premiers répondants, Lucien Côté. Le lieutenant Richard Gaumond a déploré la façon dont les bénévoles ont été mis au courant. Il aurait aimé que la ou les personnes derrière cette décision se déplacent pour annoncer la nouvelle aux principaux intéressés.

Bruno Tremblay a fait son mea culpa à ce niveau. Il a toutefois expliqué que les chiffres ne permettaient pas de justifier la sauvegarde d’un tel service, citant entre autres que dans 60 pour cent des cas, les premiers répondants bénévoles de Saint-Honoré arrivaient en même temps que le service ambulancier. Des 250 appels reçus en 2018, une quinzaine auraient été réellement utiles, selon le maire. Des bénévoles, pour la plupart à l’emploi des travaux publics, devaient également quitter leur travail lorsqu’ils recevaient un appel le jour. Ces absences venaient alors perturber les opérations à la ville.

« Je suis très déçu d’entendre les propos du maire, et je pense qu’avant d’apprendre la nouvelle, on aurait pu s’asseoir pour trouver des pistes de solution, a mentionné Lucien Côté. Ça me fait également mal au coeur d’entendre que notre service allait mal et était tout croche. Je ne suis pas d’accord avec ça. On mettait beaucoup d’efforts et la couverture était toujours bonne. Cependant, je savais qu’il y avait souvent un conflit d’horaire pendant les horaires de jour. »

Bruno Tremblay a assuré qu’il avait entendu les inquiétudes des citoyens. Ceux-ci ont toutefois eu l’impression que la décision était irréversible et qu’ils s’exprimaient pour rien.