Des bannières en appui aux Wet’suwet’en à Chicoutimi

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Deux bannières ont été installées à Chicoutimi en guise d’appui aux chefs héréditaires Wet’suwet’en qui s’opposent au projet de l’entreprise Coastal GasLink sur leur territoire ancestral dans le nord de la Colombie-Britannique. Le collectif Saumons la terreur a revendiqué l’action dans un communiqué émis mercredi matin.

Les affiches ont été installées à deux endroits où la circulation est abondante à l’heure de pointe. Une première bannière était visible au coin des boulevards de l’Université et du Saguenay. Une seconde a été plantée sur le boulevard Tadoussac, à l’entrée du pont Dubuc, à Chicoutimi-Nord. 

Dans son communiqué, le collectif dénonce « l’inaction et le manque d’imagination quant à la résolution du conflit du gouvernement fédéral face aux revendications légitimes des personnes autochtones du Canada ».

Le collectif Saumons la terreur affirme soutenir les blocages de voies ferroviaires à travers le pays. « Nous soutenons que ces blocages sont un résultat inévitable face à la sourde oreille que prêtent les gouvernements aux demandes de reconnaissances territoriales des différentes Premières Nations du Canada. Nous dénonçons l’usage de la violence et des forces policières encore une fois utilisé contre des militants et militantes autochtones. »

Le collectif va plus loin en affirmant avoir honte du sort réservé aux Autochtones à travers le pays. « Notre pays nous fait honte. Nous avons honte de la façon dont sont traitées les communautés autochtones à travers le pays : manque d’eau potable, réduction des terres habitables, concentration de personnes dans de petits logements insalubres, etc. Les actions économiques radicales entreprises par ces communautés représentent bien l’exaspération et la colère qu’elles ressentent depuis des siècles. »

Dans son communiqué, il dénonce la couverture médiatique des blocages, affirmant qu’il faut se pencher sur les causes « sous-jacentes à de tels événements. »

« La réconciliation est morte. Le Canada doit se rétracter et reconnaître les droits aux Premières Nations et aux Inuits à l’usage de leurs territoires non cédés et à l’autodétermination de leur propre communauté. Le déploiement d’effectifs policiers à Tyendinaga était une grave erreur. La solidarité n’aura pas de frontières géographiques ou politiques. Nous sommes uni.e.s contre un même ennemi : le colonialisme. »