Le conseiller municipal Carl Dufour suit de près la situation d’arbres morts ou malades à Arvida. Il précise qu’une trentaine d’entre eux devront prochainement être coupés, mais que trois fois plus de nouveaux plants viendront les remplacer.

Des arbres coupés pour être remplacés

Au cours des prochaines semaines, une trentaine d’arbres matures seront abattus à Arvida, principalement dans les quartiers Sainte-Thérèse et Saint-Philippe. Pour la plupart malades, ils seront remplacés par de nouveaux plants.

Le conseiller municipal du secteur, Carl Dufour, explique que ce n’est pas de gaieté de coeur que des peupliers baumiers et des frênes vieux de 70 ans seront bientôt retranchés du paysage arvidien. Toutefois, lorsque des arbres sont mal en point, ils deviennent un danger pour la sécurité des citoyens. De plus, lorsque les végétaux sont atteints de maladies, comme ce fut le cas pour plusieurs ormes au cours des dernières années, il faut éviter l’épidémie.

Carl Dufour confie que la coupe d’arbres, particulièrement dans le secteur patrimonial de son district, demeure un dossier délicat. C’est pourquoi il juge important de tenir les citoyens informés et de leur rappeler que pour chaque arbre coupé, trois seront plantés cette année.

«L’an dernier, on a coupé beaucoup d’ormes et on a fait beaucoup de plantations. Cet automne, on va enlever environ 70 souches et on va planter plus d’une centaine d’arbres. Quand l’ancien ministre de la Culture Luc Fortin est venu à Arvida l’an dernier, il a clairement indiqué que la foresterie urbaine est un facteur d’importance majeur à considérer dans les lieux classés historiques. Quand il y a coupe d’arbres, il faut remplacer», a indiqué le conseiller, qui veut que son secteur conserve son cachet.

Dans les quartiers Saint-Philippe et Sainte-Thérèse, notamment dans le secteur du Foyer des loisirs, plusieurs arbres matures devront être retranchés.

Portrait
Carl Dufour a reçu un portrait de situation de la part des services de la Ville. Il admet que dans certains cas, il a accueilli le diagnostic avec scepticisme. Par contre, un deuxième avis a confirmé que les arbres ciblés pour la coupe se trouvaient «en fin de vie».

«Justement, je dois aller voir un arbre qui a été identifié pour aller constater son état. Je demande aussi aux citoyens de communiquer avec moi si un arbre a été marqué par nos services et s’ils ont des questions. Je peux me déplacer. Des fois, ils ont l’air sains, mais ils peuvent avoir des champignons. On veut aussi éviter l’agrile du frêne, qui est à Québec, mais qui n’est pas présente ici», dit-il. Carl Dufour ajoute que tous les arbres récemment plantés sont répertoriés par des employés municipaux. Les citoyens ne doivent donc pas se surprendre s’ils remarquent des petites plaques de métal dotées d’un numéro sur un arbre situé sur leur terrain.