En 2017, 626 conducteurs avaient été épinglés le cellulaire à la main à Saguenay.

Des amendes plus que salées pour les récidivistes

Les délinquants du cellulaire au volant recevront des amendes encore plus salées à compter d’aujourd’hui s’ils sont pincés avec leur appareil en main en voiture. En effet, la loi prévoit maintenant des constats d’infraction allant de 300 $ à 600 $, en plus de cinq points d’inaptitude inscrits au permis de conduire du contrevenant. Et, maintenant, en cas de récidive, le permis de conduire du fautif sera suspendu, pour une période variant entre trois et 30 jours.

Les nouvelles mesures de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) entrent en vigueur aujourd’hui, le 30 juin. C’est évidemment pour contrer le phénomène du texto et des appels au volant que la loi est maintenant plus sévère. Les conducteurs fautifs recevaient quatre points d’inaptitude depuis quelques mois déjà, mais ce chiffre passera désormais à cinq. Le montant du constat est également beaucoup plus élevé, passant de 80 $ à 300 $ pour une première offense. Jusqu’à aujourd’hui, le conducteur pincé avec le cellulaire en main payait une amende de 80 $, plus des frais de 47 $. Aujourd’hui, les 300 $ d’amende sont accompagnés de frais de 144 $, portant donc la facture à 444 $.

Mais là où la loi change vraiment, c’est en cas de récidive, un concept qui n’existait pas jusqu’à maintenant en matière de cellulaire au volant. En effet, si un conducteur est pincé pour une deuxième fois en moins de deux ans, le montant de son constat d’infraction grimpera à 600 $ (plus des frais de quelque 200 $), et son permis de conduire sera suspendu pour une période de trois jours. Le conducteur devra donc laisser son véhicule sur place, le faire remorquer ou demander à quelqu’un d’aller le chercher.

En cas de deuxième récidive, donc trois fois en moins de deux ans, le permis sera suspendu sept jours. Et en cas de troisième récidive, le conducteur verra son permis suspendu durant un mois.

Là où la loi change vraiment, c’est en cas de récidive, un concept qui n’existait pas jusqu’à maintenant en matière de cellulaire au volant.

Le compteur revient à zéro au bout de deux ans. Donc, si une période de 24 mois sépare les deux infractions, le concept de récidive ne s’appliquera pas.

Pour le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, ces nouvelles mesures risquent de dissuader les automobilistes de saisir leur téléphone dans leur main. Parce que le simple fait de regarder l’heure ou de déplacer le téléphone est passible de sanction.

« En tant que patrouilleur, on voit énormément de conducteurs avec le cellulaire à la main. C’est vraiment le texto qui est devenu problématique et c’est très dangereux, car les gens n’ont pas les yeux sur la route, a indiqué Bruno Cormier, espérant que les conducteurs laisseront désormais leur appareil dans leur poche ou leur sac. Vous savez, le simple fait de tenir l’appareil dans votre main, même s’il est fermé, est illégal », ajoute l’agent Cormier.

En 2017, 626 conducteurs avaient été épinglés le cellulaire à la main à Saguenay, soit plus d’un par jour.

Selon la SAAQ, les trois principales causes de distraction sur la route sont les distractions visuelles (les yeux ailleurs que sur la route), manuelles (les mains ailleurs que sur le volant) et cognitives (l’esprit ailleurs que sur la tâche). L’utilisation du cellulaire englobe les trois distractions.

À titre comparatif, le constat d’infraction remis à un conducteur qui ne s’attache pas varie entre 200 $ et 300 $, et trois points d’inaptitude sont ajoutés à son permis. Un autre exemple de comparaison : si vous roulez à 104 km/h dans une zone de 60 km/h, vous recevrez une amende de 350 $, plus six points d’inaptitude.

+

CE QUI EST INTERDIT, CE QUI EST PERMIS

Quand on conduit, on ne peut pas manipuler son téléphone pour…

- Faire un appel ou en recevoir un

- Lire ou envoyer un texto

- Consulter ses rendez-vous

- Regarder l’heure

- Vérifier son fil d’actualités sur Facebook

- Sélectionner une liste de lecture de musique

- Naviguer sur le Web


Vous pouvez installer un support pour votre téléphone, mais sous diverses conditions

- L’écran doit avoir des touches de contrôle simples à utiliser, repérables et accessibles.

- Il doit être muni d’un support fixe pour le maintenir solidement dans le véhicule.

- Il doit être placé à un endroit où vous pouvez facilement le consulter.

Il n’est pas interdit de texter ou de téléphoner lorsqu’on est immobilisé sur un stationnement.