La tordeuse des bourgeons de l’épinette touche plusieurs forêts du Québec, dont celles du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Des agents sur le terrain

Les chasseurs risquent d’avoir de la compagnie sur leur territoire au cours des prochaines semaines, et il n’est pas question d’orignaux. Des agents de la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) procéderont à la récolte d’échantillons dans les forêts de plusieurs régions du Québec, dont le Saguenay-Lac-Saint-Jean, afin de prédire les niveaux d’infestation de la tordeuse des bourgeons de l’épinette en vue de la prochaine saison estivale.

Dans un communiqué, la SOPFIM, qui est mandatée par le gouvernement du Québec, précise qu’elle va tenter de minimiser sa présence sur les pourvoiries, zecs et réserves fauniques en période de chasse. Si les techniciens doivent s’y rendre, ils vont le faire à l’intérieur des heures ouvrables et à l’extérieur des heures idéales de la chasse.

Au Québec, la période de chasse varie entre le 1er septembre et le 11 novembre, selon l’espèce visée et l’arme utilisée.

La SOPFIM travaille à minimiser les impacts de la tordeuse des bourgeons de l’épinette, un insecte ravageur qui touche les forêts de plusieurs régions québécoises, dont celles du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La Côte-Nord, la Gaspésie et l’Abitibi-Témiscamingue sont les autres régions visées par le projet.

La prise d’informations à l’automne est nécessaire pour permettre à la SOPFIM de préparer le programme de pulvérisation aérienne d’insecticide biologique l’année suivante.

« Le fait de conserver la forêt vivante pendant une épidémie majeure contribue au maintien des activités socio-économiques, précise le communiqué. Pour les adeptes de chasse et pêche, la conservation d’un couvert forestier fournit un habitat de qualité supérieure pour la faune, comparativement à des forêts dévastées par un insecte ravageur. »