L'ERD s'est assurée de rendre toutes ses affiches conformes en ajoutant un autocollant pour préciser le nom de l'imprimeur. Sur celle-cil, il était déjà présent.

Des affiches de l'ERD dénoncées

La candidate indépendante dans le district 6 à Jonquière, Mélanie Boucher, a souligné au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) la non-conformité de certaines affiches de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) posées vendredi comme quoi elles ne mentionnaient pas le nom de l'imprimeur tel que le prévoit la loi, ce que le parti s'est empressé de corriger le jour même.
Selon les articles 463, 624 et 641 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, tout «écrit, objet ou matériel publicitaire ayant trait à une élection doit mentionner le nom de l'imprimeur ou du fabricant et le nom et le titre de l'agent officiel ou de l'adjoint qui le fait produire», sans quoi l'imprimeur et l'agent officiel commettent une infraction passible d'une amende de 500 à 10 000 $.
«Effectivement, des affiches ne comportaient pas le nom de l'imprimeur. Nous nous en sommes aperçus et nous nous sommes assurés de respecter la loi. La pose s'est faite en deux temps le même jour, en premier avec les pancartes et en deuxième avec des autocollants précisant l'information. Il se peut que certaines aient été oubliées», soutient la responsable des communications de l'ERD Catherine Bergeron.
Celle-ci ajoute que les affiches du candidat Magella Archibald, dans le district de Mme Boucher, sont maintenant toutes conformes.
«En plus d'être soupçonnés d'avoir installé les affiches avant l'heure prévue par la loi, il est surprenant qu'un parti politique ne connaisse pas les rudiments de base en ce domaine, déclare cette dernière dans un communiqué transmis vendredi. Est-ce que l'ERD veut cacher que ses affiches proviennent d'un fournisseur hors de la région? Si tel est le cas, c'est inacceptable surtout pour un parti qui a reçu au-delà de 60 000$ en financement public.»
L'imprimeur est en fait EPS Communication sur la rue d'Alma à Chicoutimi, indique l'ERD. Quant à l'heure légale de pose, le parti avait donné la consigne d'installer les pancartes à partir de minuit dans la nuit de jeudi à vendredi. «Il se peut que les bénévoles aient commencé à se préparer avant, explique Catherine Bergeron. Dans le cas d'un autre candidat, il a réservé ses emplacements avec le cadrage avant, puis a posé l'affiche après minuit. Je ne crois pas qu'il y ait une infraction à la loi.»