ARCHIVES LE QUOTIDIEN, JEANNOT LÉVESQUE
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Des activités d’Halloween annulées du côté d’Arvida et de Kénogami

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
Victimes d’un succès inespéré sur les médias sociaux en vue de leurs activités d’Halloween prévues samedi, les corporations des centres-villes d’Arvida et de Kénogami ont pris la décision commune d’en annuler la tenue. Il s’agit à leurs yeux d’une décision « logique », à l’aube d’un passage en zone rouge pour la région.

Les rallyes qui avaient été organisés pour l’occasion, l’un au parc Price à Kénogami et l’autre en collaboration avec la Maison hantée d’Arvida, se voulaient au départ une alternative à une éventuelle interdiction de la traditionnelle collecte de bonbons.

Une évaluation avait même été faite par la Santé publique au cours des dernières semaines pour adapter ces activités aux mesures sanitaires, une limite de 25 personnes à la fois étant notamment apposée pour l’évènement au parc Price et les inscriptions se faisant en ligne du côté de Kénogami.

Mais Guillaume Beaulac, directeur général de la Corporation du Centre-Ville de Kénogami, affirme que lui et son homologue du côté d’Arvida, Kate Savard, ont convenu qu’il était préférable d’annuler le tout, surtout que la collecte de bonbons demeurait permise. « Toute la semaine, on a suivi les nombres de cas, et on s’est rendu compte que ça n’avait pas de bon sens, vu la hausse qui était constante chaque jour », explique-t-il.

Surtout que l’engouement était au rendez-vous. Guillaume Beaulac parle de quelque 1700 personnes s’étant montrées intéressées à l’évènement d’Arvida sur les médias sociaux, et de plus de 1000 autres pour celui à Kénogami. Des chiffres qui leur faisaient « un peu peur ».

Le directeur général de la Corporation du Centre-Ville de Kénogami dit comprendre l’intérêt des gens pour ce genre d’évènements. « On a vraiment été surpris par l’engouement que ça a pris. On est conscients toutefois que les gens sont à la recherche d’activités, ont besoin de sortir. Ça vient jouer sur le moral de tout le monde et je pense que la population en général a besoin de trouver des activités. »

Bien que la décision n’ait pas été prise de gaieté de cœur par les deux corporations, celles-ci jugeaient important de ne pas inciter aux rassemblements dans le contexte, par « souci de conscience morale ».