Des acheteurs potentiels pour le dépanneur de Sainte-Rose-du-Nord

Privés du seul dépanneur du village depuis l’automne 2019, les citoyens de Sainte-Rose-du-Nord pourraient bientôt avoir accès de nouveau à ce service à la lumière de l’intérêt que portent certains acquéreurs potentiels.

Selon le maire Laurent Thibeault, l’absence d’un tel service au coeur du village cause des inconvénients certains puisque l’achat d’un article d’utilité courante nécessite un déplacement jusqu’à Saint-Fulgence, le village le plus près. « Les Roserains sont au fait que notre dépanneur tourne au ralenti depuis un certain nombre d’années, d’autant plus que les heures d’ouverture étaient limitées entre 12h et 15h, un peu plus tard en saison estivale ». Selon lui, les propriétaires actuels sont des gens de l’extérieur qui opéraient un peu le commerce comme un loisir.

Pour le maire, il est toujours déplorable qu’un commerce, un poste d’essence ou une école ferme en milieu rural, mais il admet qu’il ne peut intervenir dans une transaction privée.

Interrogé sur le mandat de vente qu’il a en main, l’agent immobilier André Bilodeau se montre optimiste quant à l’avenir du dépanneur. Sainte-Rose-du-Nord étant le plus important village touristique au nord du Bas-Saguenay, M. Bilodeau constate un intérêt pour le commerce. « J’ai trois personnes intéressées, dont un Français et une Québécoise. J’espère pour les gens du village qu’ils retrouveront leur dépanneur même si les banques ne sont pas prêteuses », commente-t-il.

Selon les chiffres dont il dispose, le commerce du 159 rue du Quai, en vente au prix de 159 500 $ négociable, a enregistré un chiffre d’affaires de 225 000 $ entre le 1er juin et le 1er octobre 2019, sans même avoir de permis pour la vente de vin, un permis qu’il serait facile d’obtenir, selon lui. La vente inclut un inventaire de nourriture non périssable ainsi que de la bière.

M.Bilodeau espère boucler la vente prochainement, d’autant plus que les citoyens ont besoin de ce type de service.

Marché

Sur un autre plan, l’agent d’immeuble constate une reprise sur le marché immobilier puisque les transactions entamées avant la COVID-19 se concrétisent. « J’ai vendu 11 immeubles en très peu de temps. Les ventes se rétablissent et je ne crois pas que les baisses de prix annoncées vont se concrétiser. »