Dernier droit pour un accord avec les infirmières

Les 3200 membres du Syndicat des professionnelles en soins de la région se prononcent aujourd’hui vendredi sur l’entente de principe locale conclue le 11 juin dernier avec la direction du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CIUSS). Un scrutin se tenant dans un climat difficile qui perdure, particulièrement à l’hôpital de Chicoutimi.

Toutes les installations du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean (hôpitaux, CLSC, CHSLD et autres services) disposent d’un bureau de suffrages afin que les syndiqué(e)s manifestent leur acceptation aux dispositions locales de la convention collective négociées avec la partie patronale. Les urnes ferment à 19h. Un vote par anticipation a eu lieu jeudi.
18 tournées info-négo ont eu lieu dans les divers établissements au préalable, pour que les membres du Syndicat soient au parfum des grands principes qui ont été acceptés de part et d’autre de la table de négociations. « La réception a été bonne de la part de nos membres, et je suis confiante par rapport à la suite des évènements » a confié Julie Bouchard, présidente de la FIQ - Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay Lac-Saint-Jean.

Moyens de pression  
Diverses actions collectives ont été déployées au cours des derniers mois afin de faire connaître la détresse et la colère des infirmières. Outre le port de chandails à l’effigie de la négociation, une opération pense-bête (post-it) a été menée. Elle consistait à ce que les membres inscrivent une note signifiant une demande qui leur tenait à coeur, pour ensuite l’apposer sur la porte de leur gestionnaire.

Manque d’oxygène
Les appels à l’aide ainsi que les dénonciations continuent de se multiplier, surtout à l’hôpital de Chicoutimi, où la situation est préoccupante, selon les employées. « On dénonce le temps supplémentaire obligatoire, occasionné entre autres par le fléau des congés maladie. Cette situation crée des trous importants dans les ressources des unités de soins, entrainant évidemment une surcharge de travail importante chez nos membres » a dénoncé Julie Bouchard.
Les priorités de l’actuelle négociation touchent les postes à temps complet, la restructuration de la liste de rappel (plus juste et équitable) ainsi qu’une latitude plus grande au niveau de la mobilité du personnel.
Le Syndicat croit que l’entente de juin dernier répond aux grandes demandes des professionnelles.