Un matelas, des toiles et des seringues composent le dépotoir.
Un matelas, des toiles et des seringues composent le dépotoir.

Dépotoir à ciel ouvert à Saguenay

Mariane Guay
Le Quotidien
Un citoyen de Saguenay a fait une triste découverte lorsqu’il a emprunté un chemin inhabituel pendant sa randonnée de course à pied. Dans un sentier près du pont Dubuc, à Chicoutimi-Nord, serviettes, pots, gants, toiles, seringues et matelas reposaient sur le sol. Un véritable dépotoir à ciel ouvert.

En s’aventurant sur ce nouveau chemin mardi, Christian Joncas a découvert une bicyclette sur le sol. Il a donc continué à avancer dans le sentier, où il a ensuite trouvé des skis abandonnés. Un peu plus loin encore, c’est là qu’il a vraiment vu l’étendue des dégâts, alors que les déchets s’empilaient un peu partout sur le terrain. «Je trouve ça désolant pas à peu près et un manque de civisme incroyable», s’est exprimé M. Joncas.

La première découverte de Christian Joncas était ce vélo.

Dès lors, il a présenté une vidéo du dépotoir à ciel ouvert sur son profil Facebook. Plusieurs ont commenté, dont le conseiller de l’arrondissement de Chicoutimi Marc Pettersen. Selon lui, la Ville a été mise au courant et devrait passer sur les lieux pour nettoyer. Il n’était pas au courant du moment précis. «La ville a été avertie. Ce sont des choses qui ne sont pas voyantes comme ce n’est pas sur le bord de la rue, donc on va tout enlever ça et on va vérifier si c’est possible de mettre une entrave pour empêcher les gens d’aller là», a-t-il expliqué au Quotidien.

Marc Pettersen souligne qu’il ne s’agit pas d’une situation isolée. Il mentionne qu’il a dû ramasser lui-même des déchets près de chez lui dernièrement. De plus, le conseiller et Christian Joncas ont tous deux remarqué que des masques chirurgicaux étaient souvent retrouvés sur les terrains depuis quelques semaines.

Les déchets sont près de l’eau.

Lorsque TVA est passé sur les lieux mercredi matin, un sans-abri était couché près des déchets. Marc Pettersen confirme qu’il s’agit d’un terrain où s’installent des sans-abri, mais explique que la Ville ne connaît pas l’origine des déchets.