Le départ pour Punta Cana prévu à 7h30 jeudi matin a finalement pu décoller à 18h.

Départ retardé à Bagotville: Sunwing confirme une fissure du pare-brise

Sunwing confirme qu’une fissure dans le pare-brise du pilote a cloué au sol le Boeing 737 qui devait amener les voyageurs du Saguenay et de Québec à Punta Cana, en République dominicaine, tôt jeudi matin.

« Nous regrettons le délai du départ du vol WG446, qui devait partir ce matin (jeudi) de Bagotville (via Québec) à destination de Punta Cana, en République dominicaine. Malheureusement, le pare-brise de l’appareil s’est fendu peu avant son décollage. Nous avons offert aux clients des bons pour le taxi afin qu’ils puissent rentrer à la maison, ou des bons à utiliser à l’hôtel s’ils venaient d’ailleurs. Des bons de repas ont été offerts aux passagers préférant attendre à l’aéroport. Tous les passagers ont aussi reçu un bon de voyage futur dans un geste de bonne volonté en reconnaissance des inconvénients que ce retard a pu engendrer », nous a répondu, par courriel, la compagnie, ajoutant qu’un appareil de remplacement est venu prendre les passagers en charge.

Finalement, les malheureux voyageurs sont partis pour leur destination soleil à 18 h.

Dans un autre courriel, la direction des affaires publiques de Sunwing a ajouté vendredi que la compagnie a des ententes avec des entreprises spécialisées dans la maintenance des aéronefs dans tous les aéroports où elle exploite ses avions, mais que dans le cas de l’incident de jeudi, l’importance du bris faisait en sorte qu’il était plus rapide de dépêcher un autre appareil.

Pas exceptionnel

Le 19 octobre dernier, un Boeing 757 d’Icelandair provenant des États-Unis et en route pour l’Europe avait dû faire un atterrissage d’urgence en fin de soirée Bagotville, car le pare-brise du pilote venait de se fissurer.

Un spécialiste de la maintenance des aéronefs contacté par Le Progrès nous a expliqué que l’apparition de fissures dans le pare-brise des avions gros porteurs n’est pas un phénomène courant, mais ce n’est pas non plus exceptionnel. Ces pièces sont faites d’un verre très épais et très résistant, car elles doivent supporter la différence de pression qu’il y a à l’intérieur des avions lorsqu’ils volent en haute altitude, dans la stratosphère. La plupart du temps, ils se fissurent à la suite d’un choc thermique lorsqu’il fait très froid à l’extérieur.

Ainsi, il a pu se briser lorsque le pilote a mis le chauffage en prévision du départ après la nuit glaciale passée sur le tarmac de Bagotville. Ça peut aussi arriver en vol et même s’il y a deux couches de verre épais, il n’y a aucune chance à prendre dans ce cas.

Ces pare-brise sont insérés dans la structure du poste de pilotage et sont collés, ce qui fait en sorte que la réparation ne pouvait se faire au grand air glacial de Bagotville.

Selon notre spécialiste, la solution la plus logique pour Sunwing doit être de demander un permis de vol spécial à une altitude de 10 000 pieds — ce qui ne nécessite pas de pressurisation — pour amener l’avion à l’atelier de réparation de la compagnie.