Dénouement heureux pour la chatte micropucée

La chatte errante, retrouvée sur le territoire de Saguenay le 10 avril dernier, et dont la micropuce affichait les coordonnées de sa première adoptante, a finalement connu un dénouement heureux.

Fanny Bisaillon Gendron est la propriétaire de Dali. Il y a six ans, la femme de Montréal confiait sa chatte à sa tante du Lac-Saint-Jean. « Mon conjoint était allergique et j’étais sur le point d’accoucher. Je ne pensais plus du tout à cette micropuce et nous n’avons jamais fait le transfert d’informations », se remémore Fanny.

Jusqu’à Noël 2018, c’était toujours sa tante qui avait Dali. « Mais dernièrement, elle est partie vivre dans un foyer et mon cousin s’est occupé de trouver une famille à celle que j’appelais encore ma chatte », raconte Fanny.

De toute évidence, la nouvelle famille ne semble pas avoir pris bien soin de l’animal qui a erré deux jours chez un homme qui a eu le souci de confier l’animal au Refuge des animaux de Chicoutimi.

Depuis ce temps, comme c’est légalement Fanny qui est responsable de Dali, elle a entrepris des recherches pour trouver une nouvelle famille à son animal.

« Comme elle n’a pas été réclamée, je suppose que c’est un abandon volontaire », remarque Marc Villeneuve, du Refuge des animaux.

Le 17 avril, une dame débarquait au refuge en sanglots. Elle venait de faire euthanasier sa vieille chatte trois couleurs et elle cherchait une nouvelle compagne féline pour combler ce triste départ. « J’ai appelé Fanny pour lui demander si elle acceptait que cette dame adopte Dali », poursuit Marc.

Les deux femmes, très émotives, ont échangé quelques mots au téléphone et d’un commun accord, Diane Corneau a accueilli Dali sans sa vie ! « Mme Corneau m’a rappelée pour me dire combien elle aimait Dali. Elle est presque identique à son autre chatte », ajoute Marc.

Le 18 avril, Fanny contactait la compagnie américaine de la micropuce, 24petwatch.com, pour donner les coordonnées de la nouvelle propriétaire de Dali. « Un service en français était offert et ça ne m’a pas coûté de frais », mentionne-t-elle.

« La micropuce m’a rappelé ma responsabilité et a surtout servi d’outil pour communiquer et coopérer pour finalement permettre de savoir que Dali est entre bonnes mains. Merci au refuge, merci à celui qui est allé la conduire au refuge et merci à sa nouvelle maîtresse », conclut Fanny. Comme la femme était toujours responsable de son animal, elle a payé des frais de 50 $ au Refuge, des frais qu’elle trouve très bien justifiés.

Identrac ne chargera plus de frais

À la suite de cette histoire, l’entreprise québécoise Identrac, qui assure l’identification des animaux, notamment sur le territoire de Saint-Honoré, a revu son fonctionnement.

Jusqu’à aujourd’hui, si le propriétaire d’un animal, identifié d’une micropuce Identrac, voulait vendre son animal, il lui coûtait 17 $ pour faire le transfert des informations de la micropuce vers le nouvel adoptant.

« À partir d’aujourd’hui, pour inciter les propriétaires à faire les transferts d’informations, il n’y aura plus de frais », annonce Vianney Locas, de l’entreprise Identrac. D’ici trois semaines, les gens pourront faire eux-mêmes le transfert d’information, d’un propriétaire à l’autre, directement sur le site Internet d’Identrac.

« Avant, on chargeait des frais aux particuliers parce qu’ils devaient nous appeler et on faisait le changement de façon manuelle. Par contre, le service a toujours été gratuit pour les refuges », précise M. Locas.

Conscient que certaines personnes auraient pu négliger de faire ce transfert, pour éviter de payer les frais, l’homme a cru bon d’amener ce changement.