Le conseiller Michel Tremblay est président de la commission Immeubles et travaux publics de Saguenay. Il a expliqué pourquoi la Ville avait ajouté le balayage des rues dans les nouveaux contrats de déneigement.

Déneigement à Saguenay: plus de place au privé

La part de déneigement des rues effectué par des entreprises privées passera de 40 à 43 % cet hiver à Saguenay. De plus, les contrats de déneigement incluent maintenant le balayage au printemps, qui était jusque là réalisé par les cols bleus. Par surcroît, 12 départs à la retraite ont été comblés par des employés temporaires qui n'ont pas été remplacés.
C'est ce qu'a confirmé le conseiller municipal et président de la commission Immeubles et travaux publics, Michel Tremblay, mercredi après-midi.
Saguenay a récemment accordé quatre contrats de cinq ans de déneigement et balayage pour un total de 22,38 M $. Inter-Cité a récolté la part du lion avec deux contrats de 7,2 M $ et 6,6 M $ à Chicoutimi (Sud et sud-est, ainsi que nord et Canton-Tremblay). Transport F. Gilbert a obtenu celui de Laterrière au montant de 7,2 M $, tandis que Claveau & fils a hérité de Shipshaw pour la somme de 1,8 M $. « On a relié les deux contrats ensemble », a expliqué le conseiller, en parlant du déneigement et du balayage. Ainsi, les entreprises privées qui déneigeront les rues devront elles-mêmes les nettoyer au printemps. Du côté de la Ville, on explique que plusieurs clauses existent pour forcer les compagnies à effectuer du boulot à la hauteur des attentes, question de bien assurer la sécurité sur les routes lors de la période hivernale. Par le fait même, plus elles utiliseront du sable, en lieu et place du sel plus efficace, plus elles devront en retirer une fois le printemps venu.
Les contrats couvrent cinq nouveaux secteurs à Jonquière, soit les quartiers des Peintres, de la Petite-France, Langelier, Saint-Georges et Dubose. Quant à Chicoutimi, il y aura les quartiers Notre-Dame et Murdock, tandis qu'à La Baie, le quartier de la Base de Bagotville sera dorénavant assumé par le privé.
Des économies
Une des intentions de Saguenay est de sauver de l'argent. « On sauve sur les endroits les plus éloignés. Je pense qu'il va y avoir des économies », a estimé le conseiller, avant d'ajouter que les citoyens seraient sûrement heureux. L'autre facteur qui a motivé la Ville touche au balayage des rues au printemps. « Pour le balayage, ça va avancer nos travaux. En donnant une partie à contrat, ça va nous prendre quatre semaines plutôt que huit. Ça va être nettoyé plus tôt », a-t-il indiqué, disant que les employés seraient libérés plus tôt pour d'autres tâches au printemps.
À la retraite
Pour ce qui est des employés, 12 employés partis à la retraite ont été remplacés par des employés temporaires. Par contre, les emplois temporaires ne seront pas comblés. Le conseiller a avancé qu'au final, les employés de la Ville ne perdraient pas d'heures, car des emplois temporaires seront bonifiés en s'étendant sur une période plus longue. « On égalise le travail. On avait des temporaires qui travaillaient juste trois mois et on avait de la misère à recruter », a-t-il expliqué, reconnaissant aussi que les nouvelles règles de l'assurance-emploi ne favorisent pas les emplois saisonniers. 
Quant au président du Syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay, Yannick Gaudreault, il avait une autre lecture. Il s'agit selon lui d'heures perdues par ses membres. En conférence de presse la semaine dernière, il avait avancé que la perte d'heures pourrait toucher 50 employés temporaires. Quant à la machinerie lourde, le président syndical avance « que Saguenay a retardé l'acquisition de véhicules dans le passé », a-t-il ajouté mardi lors d'un entretien avec Le Quotidien. Selon lui, « il va y avoir des véhicules qui marchent moins. » Du côté de l'administration municipale, on reconnaît que de l'équipement sera libéré et servira plutôt en renfort.