Rapides et efficaces, les policiers à vélo sont présents dans les arrondissements de Chicoutimi, de La Baie et de Jonquière. De gauche à droite, Marc-André Brouillette, Michael Gagnon, Francis Bouchard, Hugo-Pierre Simard, Gabriel Maltais et Jean-François Beaudoin sont présents sur la photo.

Démystifier le travail des policiers à vélo

Motivés par la nouveauté, le sport et les interventions qui divergent des appels d’urgence, les agents de la patrouille à vélo de la Sécurité publique de Saguenay sillonnent les rues, à la recherche d’infractions diverses. Pleins feux sur ce métier peu connu auprès de la population.

Michael Gagnon fait partie des six nouveaux patrouilleurs à vélo recrutés par la Sécurité publique de Saguenay. Un travail qu’il apprécie particulièrement, lui qui dit prendre plaisir à créer lui-même son « ouvrage. »

« Ce sont des interventions qui sont différentes des appels 911 parce que c’est nous qui, lorsque nous constatons une infraction, allons vers les citoyens, plutôt que les citoyens qui nous appellent pour aller répondre à un appel d’urgence. On va procéder à l’arrestation. Ensuite, on fait appel aux patrouilleurs en voiture pour venir cherche le ou les détenus », explique M. Gagnon

Présents dans les parcs, pistes cyclables, festivals et autres endroits publics, l’objectif reste le même : être visibles et faire des endroits publics des lieux sécuritaires. Par contre, c’est leur approche anonyme et silencieuse qui fait la force des patrouilleurs à vélo.

« Certaines personnes sont surprises parce qu’ils ne nous ont jamais vus, mais les gens sont généralement contents de nous voir et viennent discuter avec nous. Ça amène un aspect positif qui n’est pas négligeable dans nos interventions. »

Le champ d’action de ces agents de la paix repose en grande partie sur des zones préétablies comme étant problématiques, que ce soit en lien avec le vandalisme, les attroupements, la course automobile ou les stupéfiants.

« D’ailleurs, la légalisation de la marijuana va drastiquement changer le métier de patrouilleur l’été prochain », témoigne le patrouilleur.

Pour faire part de la brigade à vélo, les policiers sont choisis en fonction de leur application et de leur ancienneté dans le métier. Ensuite, une semaine de formation est nécessaire avant de pouvoir aller sur le terrain, où ils resteront pour un minimum de deux ans. Par la suite, ils sont libres de réappliquer ou de retourner en voiture.