Démolition interrompue au Richelieu

Une partie des travaux de démolition du motel Richelieu a été interrompue, il y a deux semaines, à la suite de la découverte d'amiante dans les murs de l'édifice du boulevard du Royaume, à Jonquière.
Un inspecteur de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) a effectué une visite des lieux dans le cadre d'une inspection.
«La visite du chantier a eu lieu le 10 février. Notre inspecteur a constaté que des matériaux étaient susceptibles de contenir de l'amiante», explique Swann Thibeault, porte-parole de la CSST.
«Notre inspecteur a aussi noté que la technique utilisée pour la démolition n'était pas favorable à travailler avec des matériaux pouvant contenir de l'amiante. Il a donc ordonné l'arrêt des travaux de démolition sur une partie du bâtiment», continue Mme Thibeault.
Selon la CSST, on retrouve souvent des matériaux contenant de l'amiante dans les constructions réalisées avant 1980.
Autre aspect qui a permis de prendre la décision d'arrêter les travaux, c'est la présence de plafonds en crépis et de murs de ciment sur des blocs de ciment.
Avant de reprendre les opérations, les dirigeants de la firme retenue devront faire déterminer par une firme spécialisée s'il y a de l'amiante dans les matériaux.
«Le maître d'oeuvre devra prouver par la caractérisation qu'il n'y a pas d'amiante dans les matériaux. S'il y a de l'amiante, l'entreprise devra rendre sécuritaire les travaux pour les employés», conclut Swann Thibeault.
Il n'a pas été possible de savoir si l'entreprise Mini-Excavation d'Alma avait pu reprendre cette portion des travaux. Au bureau de la compagnie, personne n'était en mesure de répondre à notre question, le patron étant à l'extérieur. Il n'était pas possible de le joindre.