Le conseil municipal de Roberval suit de près les travaux entourant la démolition de l’édifice Claire-Fontaine, cet ancien hôpital psychiatrique de Roberval.
Le conseil municipal de Roberval suit de près les travaux entourant la démolition de l’édifice Claire-Fontaine, cet ancien hôpital psychiatrique de Roberval.

Démolition de l'édifice Claire-Fontaine: des travaux suivis de près par les élus

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Le conseil municipal de Roberval suit de près les travaux entourant la démolition de l’édifice Claire-Fontaine, cet ancien hôpital psychiatrique de Roberval. Des représentants de la Ville ont notamment participé à une réunion de chantier afin d’établir un canal de communication solide entre les parties impliquées.

Le maire Sabin Côté assure avoir obtenu une collaboration exemplaire de la part du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CIUSSS) qui est propriétaire du bâtiment de la rue Roland.

Le représentant du conseil municipal a d’ailleurs participé à la première réunion de chantier de ce projet d’envergure. « On a avisé les gens du CIUSSS et l’entrepreneur que pour Roberval, c’est une page d’histoire qui se tourne ni plus ni moins. Pour eux, ça reste de la mécanique du bâtiment. Pour les Robervalois, c’est plus que ça », a-t-il mentionné lors de la séance ordinaire du conseil municipal de lundi.

Sabin Côté a rappelé que la Ville de Roberval a eu des discussions avec plusieurs promoteurs privés afin de cibler une possible vocation à cette vaste construction. « Ils en sont tous venus à la conclusion qu’il n’y avait pas de possibilité, non plus, de sauvegarde du bâtiment actuel », a-t-il précisé.

Le conseiller municipal Gaston Langevin a lui aussi confirmé le caractère historique des travaux. Celui qui a œuvré pendant 38 ans au Claire-Fontaine a rappelé que l’établissement a déjà accueilli jusqu’à 350 salariés en plus des usagers, mentionnant que la ville de Roberval a subi les contrecoups de la désinstitutionnalisation et de l’étalement des emplois reliés. « Il y a plusieurs personnes, des citoyens de Roberval, qui y ont travaillé et qui ont élevé leurs familles avec ces salaires », a-t-il mentionné.

« C’est émotif, mais on est rendu là. On a tous subi les étapes. Il faut passer à autre chose », a-t-il conclut.

Le maire Sabin Côté a également profité de l’occasion pour rappeler que les bas-reliefs qui se retrouvent sur les cinq étages du bâtiment seront préservés. Le retrait de ces sculptures qui représentent différents métiers figure dans l’appel d’offres. Une fois retirées, les pièces seront ensuite amenées au garage municipal. « On a une commission de la culture à Roberval. J’ose espérer que ça va intéresser les gens à travailler un plan de mise en valeur. De notre côté, on a fait le nécessaire pour les récupérer. Ce n’était pas une mince affaire », a-t-il mentionné, rappelant qu’il s’agit de contraintes supplémentaires et de frais additionnels.