Sébastien Dufresne, professeur au département des sciences de la santé, Alexandre Cloutier, vice-recteur aux partenariats et secrétaire général, et Guylaine Boivin, directrice du bureau de l’international de l’UQAC, se réjouissent des liens tissés avec la Chine.

Délocalisation en Chine: le MBA de l'UQAC en voie d’être reconduit

L’entente de collaboration entre la Shanghai University of International Business and Economic (SUIBE) et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), concernant la maîtrise en administration des affaires (MBA), est en bonne voie d’être reconduite. Une délégation chinoise était d’ailleurs en visite, mardi matin, à l’UQAC.

Jusqu’à maintenant, une première cohorte de 16 étudiants a terminé la formation et Guylaine Boivin, directrice du bureau de l’international, soutient que les discussions sont bien entamées pour confirmer l’établissement des cohortes subséquentes.

« Normalement, tout devrait se ficeler au cours de l’automne, pour une deuxième cohorte à l’automne 2020 », a mentionné Mme Boivin.

L’UQAC avait été approchée en 2010 pour délocaliser le programme de MBA. Les contacts se sont faits graduellement et des raisons circonstancielles ont fait en sorte que le projet a été retardé, mais a toujours été dans les cartons.

Des professeurs de l’UQAC sont appelés à se déplacer à Shanghai, habituellement dans la période précédant le temps des Fêtes. La période de cours est intensive, à raison d’une dizaine de jours pour enseigner la matière.

Mission en Chine

Du 17 au 26 juin, c’était cette fois une délégation de l’UQAC qui s’était déplacée en Chine, dont Alexandre Cloutier, vice-recteur aux partenariats et secrétaire général, et Guylaine Boivin.

Les finissants des programmes délocalisés de l’Université du Québec à Chicoutimi en partenariat avec la Tianjin University of Technology, située à Tianjin en Chine, ont pris la pose. Il s’agit des programmes de maîtrise en gestion de projet, du baccalauréat en informatique de gestion et du baccalauréat en animation 3D et design numérique. La délégation de l’UQAC était composée d’Alexandre Cloutier, vice-recteur aux partenariats et secrétaire général, de Guylaine Boivin, directrice du Bureau de l’international, du professeur Sébastien Dufresne et des deux délégués de l’UQAC en Chine, Liu Li et Li Ke.

Le voyage comportait deux volets, dont la remise de 289 diplômes aux étudiants de l’UQAC qui sont en Chine, et un volet de recherche en santé (voir autre texte).

« Nous avons déjà plus de 4500 diplômés de l’UQAC qui habitent en Chine. C’est pour nous un réseau de contacts extraordinaire qui s’est développé. Ce sont des gens qui ont reçu une formation universitaire et qui sont bien placés là-bas », a mentionné Alexandre Cloutier.

Ce dernier, qui en était à une première mission en Chine, rappelle que tout est surdimensionné là-bas. Il note qu’il s’agit du pays le plus populeux, avec une croissance économique extrêmement importante, le troisième pays en superficie et le premier exportateur.

Alexandre Cloutier, vice-recteur aux partenariats, a remis des diplômes lors d’une cérémonie à la Tianjin University of Technology, à Tianjin en Chine.

« Lorsqu’on s’est déplacés à l’intérieur de notre mission, on a visité quatre villes différentes. On voit que la puissance économique est toujours en émergence », ajoute-t-il.

Rayonnement

Dans le cadre des activités du 50e anniversaire de l’UQAC, l’université régionale explore l’idée d’une célébration en Chine et Alexandre Cloutier aimerait inciter les diplômés chinois à contribuer au développement de leur alma mater.

Actuellement, il y a 1400 étudiants actifs en Chine. On les retrouve dans différentes formations, comme le baccalauréat en informatique de gestion et celui en animation 3D, la maîtrise en gestion de projets et la maîtrise en administration des affaires.

Sébastien Dufresne, professeur au département des sciences de la santé de l’UQAC, à l’oeuvre à la Wangjing Hospital of China Academy of Chinese Medical Sciences, à Beijing.

« Le programme phare en Chine depuis le début est la maîtrise en gestion de projets étant donné leur immense besoin d’infrastructures et leurs mégaprojets, afin de former des gestionnaires », précise Mme Boivin.

Selon elle, de plus en plus d’étudiants demandent de venir au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour visiter le campus et pour recevoir leur diplôme. Des cérémonies seront donc organisées uniquement pour eux. « Nous allons recevoir deux ou trois cohortes, cet automne, avec 10 à 15 étudiants par cohorte », se réjouit Mme Boivin.

Au niveau du développement de partenariats, entre cinq et six délégations de la Chine se déplacent à l’UQAC par année, en excluant les quelque 200 partenaires français.

Une Jonquiéroise à la SUIBE

Le China Scholarship Council, chapeauté par le consulat de Chine à Montréal, a confié la gestion de deux bourses à l’UQAC pour l’ensemble de la région. Cette année, la boursière, une étudiante du Cégep de Jonquière, a choisi la SUIBE. Elle ira donc passer une année là-bas pour apprendre le mandarin, notamment.