La vice-présidente exécutive, Priscilla Nemey, et le directeur général par intérim de Promotion Saguenay, Arthur Gobeil, ont fait le bilan de l’année 2017 avec la présentation des états financiers de l’organisme.

Déficit gonflé par la prime de départ

(LT) — Promotion Saguenay a terminé l’année 2017 avec un déficit d’opération de l’ordre de 590 000 $ en bonne partie causé par le versement d’indemnités de départ payées à Ghislain Harvey de l’ordre de 477 255 $ sur un budget global de 16 M$.

Le directeur général par intérim de Promotion Saguenay, Arthur Gobeil, et la vice-présidente exécutive, Priscilla Nemey, ont présenté mardi le rapport annuel de l’organisme, incluant les états financiers vérifiés de l’année 2017 avec la participation des représentants de la firme Raymond Chabot.

Le budget des opérations de Promotion Saguenay a ainsi connu une hausse significative pour passer de 12,8 M$ en 2016 à 15 M$ et d’un surplus de 826 432 $ pour 2016 à un déficit de 590 258 $. La croissance du budget est en partie occasionnée par l’ajout des Navettes maritimes du Fjord dans le giron de l’organisme de développement économique qui représente 1,3 M$.

Les états financiers déposés ne permettent pas de savoir si la Ville a conclu un règlement final avec l’ex-directeur général de Promotion Saguenay, Ghislain Harvey. Un montant de près de 300 000 devait être versé pour combler le régime de retraite de ce dernier. Le directeur général a indiqué que ce dossier était entre les mains du conseil municipal.

Le rôle de Promotion Saguenay avait fait l’objet de commentaires lors des dernières élections municipales. Interrogé à savoir si l’organisme devait conserver les opérations des navettes maritimes et la gestion de l’aéroport, le directeur général par intérim a été prudent.

« On a regardé ce qui se faisait ailleurs au Québec. Il y a 101 modèles. Ça dépend de ce que vous voulez faire. À titre d’exemple, doit-on embaucher un spécialiste de l’aluminium alors que la SVA possède déjà une expertise ? On peut travailler conjointement sur des projets », a déclaré Arthur Gobeil.

Le quai de croisière est devenu l’un des principaux axes d’intervention de Promotion Saguenay. La saison 2017 a permis d’accueillir pas moins de 55 escales pour 45 000 passagers. L’organisme doit débourser 101 893 $ pour défrayer les différentes activités pour l’accueil des visiteurs.

Il n’est pas possible de connaître les détails des opérations d’accueil des croisiéristes à savoir si cette opération est rentable, sans tenir compte des retombées économiques. La vice-présidente exécutive a expliqué qu’il serait possible de comptabiliser avec assez de précision, incluant les frais de financement des infrastructures, de façon à avoir une bonne idée de la valeur de cette activité.

Arthur Gobeil a de plus mentionné qu’il serait peut-être opportun pour la Ville de mener une étude sur les retombées économiques provenant des croisiéristes qui débarquent un certain nombre d’heures à Saguenay. Selon Priscilla Nemey, Québec évalue ces retombées à 125 $ en moyenne par croisiériste pendant l’escale.

Au chapitre du développement économique, le moment fort de la dernière année a été l’annonce de l’implantation d’un studio de production de la société Ubisoft. Dans son rapport, Promotion Saguenay fait état de la création de 125 emplois sur un horizon de cinq ans. Promotion Saguenay a accompagné 10 familles d’entrepreneurs internationaux (immigration économique) qui souhaitent développer des projets d’affaires à Saguenay.

Au total, Promotion Saguenay a traité 750 dossiers de services aux entreprises. Des aides financières totalisant 1,3 M$ ont été accordées et 52 entreprises ont bénéficié du soutien technique de l’organisme.