La directrice du CRÉPAS dans la région, Isabel Auclair, explique que ce sont les encouragement qui font la différence.

Décrochage: l'importance des encouragements

Les encouragements reliés à la persévérance et la réussite scolaire font partie des éléments qui font la différence lorsqu’il est question de décrochage scolaire. Dans un sondage commandé par le Réseau des instances régionales de concertation, plusieurs facteurs ont été relevés, dont l’importance du soutien externe dans les moments plus difficiles.

Le Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a dévoilé les détails du sondage dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire, du 12 au 16 février. Au total, un peu plus de 1000 Québécois et Québécoises de 18 à 34 ans ont été sondés. Ceux-ci ont tous connu une expérience problématique en lien avec la persévérance scolaire.

« Parmi l’ensemble des gestes qui ont fait une différence pour les jeunes interrogés qui ont pensé à décrocher, mais ne l’ont pas fait, ce sont les encouragements qui arrivent en tête de liste, a partagé la directrice du CRÉPAS dans la région, Isabel Auclair, dans un communiqué. Cela confirme que le soutien et les encouragements de l’entourage, lorsque donnés au bon moment, peuvent avoir un impact bien réel sur la prévention du décrochage ».

Plus de 30 pour cent (32) des persévérants affirment que les encouragements reçus ont fait une différence dans leur décision de rester sur les bancs d’école.

Le sondage dévoile qu’une proportion de 29 pour cent des décrocheurs et 28 pour cent des raccrocheurs dit n’avoir reçu aucun encouragement en particulier. En contrepartie, 17 pour cent des persévérants disent avoir reçu un soutien.

Les résultats du sondage tendent également à démontrer que le décrochage n’est pas nécessairement relié aux résultats académiques. Selon les données fournies, 47 pour cent des personnes sondées mentionnent qu’ils avaient des notes « passables », contre 41 pour cent de « bonnes » ou « très bonnes ». Seulement 13 pour cent disaient être en situation d’échec scolaire. Tout près de 30 pour cent des interrogés avouent avoir commencé à penser au décrochage dès l’âge de 13 ou 14 ans, voire même encore plus jeune.

« Chaque parcours est unique et les résultats de ce sondage renforcent la conviction qui motive notre action depuis plus de 20 ans au CRÉPAS, à savoir que si l’ensemble des acteurs intervient en agissant sur les déterminants de la persévérance scolaire qui sont nombreux, de façon simultanée et concertée, moins de jeunes et d’adultes abandonneront leurs études avant l’obtention d’un diplôme ou d’une qualification, a soutenu Isabel Auclair. C’est toute la société qui en sort enrichie. »