Déclaration d’impôt unique: des pertes d’emplois, selon Trudel

La déclaration d’impôt unique au Québec n’est pas une solution viable pour le moment. Voilà les conclusions du travail d’études effectué par les élus néo-démocrates à la suite d’une résolution soumise lors du congrès du parti en 2018.

« On nous a demandé de travailler en lien avec les syndicats et les travailleurs afin de trouver des solutions et un plan viables. On a fait nos devoirs et on s’est rendu compte que le plan n’est pas viable », a confié la députée fédérale Karine Trudel.

Celle qui représente les électeurs de la circonscription fédérale de Jonquière est d’avis que le plan de déclaration de revenus unique québécois serait à l’origine de pertes d’emploi. Elle ne désire pas commenter la demande du premier ministre du Québec François Legault faite au premier ministre canadien Justin Trudeau, se tournant plutôt vers la demande des membres de son parti.

Le centre fiscal de Jonquière, qui se retrouve au cœur de sa circonscription, représente plus de 1000 emplois et une masse salariale de près de 40 millions de dollars. « Pour une région comme la nôtre, pour Jonquière, c’est important », rappelle celle qui porte les couleurs du NPD.

« J’ai toujours travaillé pour eux, pour protéger les emplois. Les conservateurs sont favorables au rapport d’impôt unique. Mais on ne peut vraiment pas leur faire confiance, surtout en ce qui concerne les fonctionnaires. Ils désirent procéder par attrition, mais au bout du compte, ce sont des milliers de postes qui seront perdus », ajoute Mme Trudel.

La députée assure que son parti n’ira pas de l’avant avec cette demande lors de la prochaine campagne électorale. En revanche, les discussions visant à réduire la paperasse qui doit être complétée par les contribuables et entreprises québécoises se poursuivront.

Les conservateurs en faveur

Le son de cloche est bien différent chez les conservateurs. Le député Richard Martel est d’avis que le souhait du premier ministre du Québec d’obtenir une déclaration d’impôt unique pour les Québécois serait possible aux termes d’un accompagnement et de négociations avec le gouvernement fédéral. Advenant une réponse affirmative du palier fédéral, celui qui représente les électeurs de Chicoutimi-Le Fjord ne laisserait pas tomber les employés du Centre de données fiscales de Jonquière.

« On est prêts à accompagner le provincial, on l’a toujours dit et ç’a toujours été clair dans notre esprit. Si c’est le souhait de tous les Québécois, on est prêts à accompagner. Par contre, il y aura des discussions, entre autres, pour les employés de l’Agence du revenu du Canada (ARC) », a-t-il expliqué en faveur d’un entretien accordé au Quotidien.

Le conservateur ne laissera rien au hasard ce qui vaut, entre autres, pour le sort réservé aux milliers d’employés des différents centres fiscaux, dont celui de Jonquière.

Le principal intéressé reste réaliste quant à la rapidité d’exécution d’un tel changement. « Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. À partir de là, il y a un cheminement qui doit se faire en bonne et due forme. Il y aura des négociations et discussions pour le bien de tout le monde », mentionne le député conservateur qui surveillera le dossier de près.