Yves Girard est mort après s'être retrouvé coincé entre un chariot élévateur et une plateforme. Il aurait omis d'actionner le frein à main.

Décès chez potvin & Bouchard: le frein n'était pas engagé

Le travailleur de la quincaillerie Potvin&Bouchard de Jonquière, Yves Girard, a été écrasé entre un chariot élévateur et une remorque parce qu'il aurait omis d'engager le frein à main de son appareil.
Le coroner Sylvain Truchon a rendu les conclusions de ses expertises le 22 février après avoir fait l'analyse de la scène de l'accident, de l'autopsie et des analyses toxicologiques.
Le coroner précise que la mort est aussi attribuable aux lacunes dans la gestion faite par l'employeur des risques reliés à l'utilisation du chariot élévateur. Ces méthodes ont fait l'objet de correctifs appropriés depuis.
L'homme de 57 ans est mort d'asphyxie par compression de la cage thoracique le 16 décembre 2014 sur les terrains de l'entrepôt de l'entreprise du boulevard Harvey, à la sortie de Jonquière. 
Dans son rapport, le coroner Truchon reprend les conclusions de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) précisant que l'appareil utilisé par la victime s'est mis en mouvement par gravité après que son opérateur eut quitté la cabine. 
« Comme M. Girard a été retrouvé coincé entre la remorque et le chargement du chariot et que personne d'autre ne se trouvait aux commandes du chariot, il est raisonnable de croire que M. Girard a immobilisé son chariot sans engager le frein à main, qu'il s'est déplacé à l'avant de la charge transportée pour placer des travers et qu'il a été coincé entre la charge et la remorque lorsque le chariot s'est déplacé par gravité, en direction de la remorque », indique le coroner. 
« Il est raisonnable de déduire aussi que M. Girard n'avait pas abaissé au sol les fourches de son chariot, ce qui aurait empêché le chariot d'avancer par gravité », écrit Sylvain Truchon.
C'est un collègue de travail qui a remarqué, vers 16h30, que le chariot élévateur était immobilisé, appuyé contre une remorque de transport. 
L'employé s'est dirigé vers M. Girard et a constaté que celui-ci était coincé. Il a immédiatement pris la radio dans le chariot pour demander de l'aide. 
Lorsque les secours sont arrivés, la victime n'avait plus de pouls ni de respiration. 
En plus de l'asphyxie par compression de la cage thoracique et du cou, le pathologiste a noté de nombreuses fractures des côtes, de même qu'une fracture complète du sternum. 
Il n'y avait aucun médicament, aucune drogue et aucun alcool dans son organisme.