Le lancement de la 30e édition de Saguenay en neige a attiré les foules, hier soir, au parc de la Rivière-aux-Sables, à Jonquière. La sculpture géante retenait encore cette année l'attention du public.

Début éclatant

Le lancement de la 30e édition de Saguenay en neige a attiré les foules, hier soir, au parc de la Rivière-aux-Sables, à Jonquière. La sculpture géante retenait encore cette année l'attention du public.
Plusieurs personnes se sont déplacées pour observer le travail des sculpteurs de neige professionnels et amateurs. Les blocs de neige, soufflés trois fois chacun par les souffleuses municipales, prenaient forme progressivement sous l'habileté des artistes. «C'est le temps en fin de semaine de venir voir travailler les sculpteurs, souligne la directrice générale de l'événement, Kate Savard. Ensuite, elles seront terminées pour le reste du festival.»
Animation, cracheurs de feu, glissades, trampoline: les enfants ne savaient plus où donner de la tête, courant vers chacune des activités offertes. Les deux manèges présents sur place, une nouveauté cette année, ne manquaient pas aussi d'attirer leur attention.
On avait peine à circuler dans les sentiers près de la place Nikitoutagan, quelques minutes avant le traditionnel spectacle pyromusical au-dessus de la passerelle d'aluminium.
Sculpture
La sculpture géante de cette année a été réalisée par Michel Fortin, aidé de Martial Fortin, Roch Murray et Jacques Tremblay. L'oeuvre, qui représente deux magnifiques poissons perchés sur des rochers, s'intitule Pêche blanche au lac imaginaire. L'idée de cette sculpture est venue à Michel Fortin en rêve. «J'ai fait un rêve fou, j'ai imaginé que j'étais un poisson qui se faisait pêcher», raconte le sculpteur.
M. Fortin en est à sa troisième sculpture géante à Saguenay en neige. En 2009, il avait réalisé Le gardien des oeuvres, et en 2011, il avait façonné Les draveurs.
Sur le plan technique, Pêche blanche au lac imaginaire est la plus difficile et audacieuse oeuvre géante qu'il ait réalisée jusqu'à maintenant. «On voulait faire les choses en grand cette année, puisque c'est le trentième anniversaire», explique celui qui sculpte la neige depuis 15 ans.
L'oeuvre, qui a 23 pieds de haut, a demandé une quinzaine de jours de travail, à raison de 10 h de labeur par jour pour les quatre hommes. De la conception à la finition, la réalisation de la sculpture a nécessité quelque 475 heures de travail.
Plusieurs personnes n'hésitent pas à s'arrêter sur le site du festival pour féliciter M. Fortin et ses adjoints et leur poser des questions sur la réalisation de la sculpture.
Activités
Saguenay en neige se déroule jusqu'au 9 février. Samedi soir, à partir de 20 h, les festivaliers sont invités à participer au retour de la Soirée bavaroise. Vendredi prochain, en collaboration avec le festival REGARD, des courts-métrages seront diffusés sur un écran de neige, une première pour Saguenay en neige. La programmation du festival peut être consultée sur le web (www.saguenayenneige.com).
Mgauthier@lequotidien.com