Débat sur les bacs bruns : «Un recul de quelques années»

Le maire de Drummondville et président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson, est surpris de l’ampleur que prend le débat entourant l’acquisition des bacs bruns pour la récupération des matières putrescibles à Saguenay.

De passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis deux jours dans le cadre d’une tournée provinciale, M. Cusson a mentionné que l’implantation du bac remonte déjà à 2011 dans sa ville et que les citoyens ont pris l’habitude d’y déposer leurs matières provenant de la table. Les Drummondvillois demandent même de modifier les horaires de collecte afin de hausser le nombre de collectes par rapport à la collecte des ordures ménagères.

« Je suis surpris que les maires d’une grande ville ait à convaincre ses concitoyens d’aller de l’avant avec la collecte de ces matières. J’ai eu l’impression de reculer de quelques années. On ne peut croire que dans une ville de plus de 100 000 de population, on enfouisse encore des matières récupérables», a déclaré M. Cusson.

Il a précisé que les matières récupérées à Drummondville sont traitées par une entreprise privée qui s’appelait à l’origine Fafard et qui a par la suite été rachetée par Scott Canada.

Présente à ses côtés, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, a mentionné que le dossier a laissé place à une grande désinformation du public reliée à la mise en place d’un seul lieu de signature, à des accusations d’avoir fait hausser le nombre de signatures requises alors que le tout est encadré par la loi et à la politisation du dossier.

« Je demeure convaincue qu’on a déployé les efforts nécessaires pour informer les citoyens, mais l’information a été mélangée. Des gens ne veulent pas composter et des gens désinforment les citoyens. »

Elle affirme qu’en 2018, Saguenay a été privée de 118 000 $ en redevances parce qu’elle n’a pas mis en place les mesures de récupération des matières putrescibles et qu’en 2019, ce seront 300 000 $ qui n’entreront pas dans les coffres de la ville.

Elle conclut en précisant que sur les 5,4 M$ qui seront empruntés pour l’achat des 75 000 bacs bruns, Saguenay aura droit à une subvention de 1,8 M$.